Soline nous adresse se poésies depuis quelques mois, nous avons eu envie de savoir qui elle est : voici sa réponse. Pour consulter ses textes : cliquez ici Soline ?????????? C’est qui ?????????????
Soline ,c’est moi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Oui, vous me connaissez plus ou moins à travers mes messages, mais qui suis-je réellement ?……….. Moi- même je ne le sais pas ……… Seulement il faut être poli quand même !!! alors je me présente…. Rassurez-vous je vais pas écrire un roman, quoi que je pourrais….non, je vais juste vous « résumer » un peu mon histoire.;-) Quand j’étais petite, j’étais une enfant débordante de vie – on m’appelais « bébé clown » - et puis vers 4 - 5 ans, je ne sais plus ce qui c’est passé mais je me suis éteinte et renfermée sur moi-même. Je suis devenue introvertie,timide, mal, de plus en plus mal….. Ma scolarité s’est déroulée de façon brillante jusqu’en terminale où j’ai tout lâché (brillante élève, mais je détestais l’école !). J’ai eu mon bac scientifique et puis j’ai tout arrêté pour une longue période de souffrance…………Puis j’ai travaillé 1an ½ dans un chantier d’insertion. Depuis janvier 2001 je ne travaille plus, et c’est très dur…J’essaie de trouver une formation en PAO …. Mais la motivation n’est pas toujours au RV !!!!!!!!!!!!!! :-( Mes problèmes avec la nourriture ont toujours été là, même vers 2 ans, ma mère devait me courir après pour me donner mon biberon…. A 9-10 ans j’ai fais de l’anorexie et stoppé ma croissance pendant 4 ans. Puis je suis tombée dans la boulimie non vomisseuse et j’étais plutôt ronde durant toutes les années collège et lycée (55-59 kg pour 1,61m). A 18 ans je suis retombée dans l’anorexie, à la suite de ma 1ère tentative de suicide (je dis 1ère car j’en ai fait de multiples, plus d’une 20aines, mais je ne m’attarderai pas là-desssus, ce n’est pas intéressant du tout, et surtout pas un exemple à suivre…). Depuis, j’alterne des périodes de boulimie vomisseuse, de périodes de jeûne et de boulimie non vomisseuse (je suis montée jusqu’à70 kg !!!! et par 2 fois en plus !!!!). Depuis un an je suis a et bv en même temps bien que je ne maigrisse pas assez à mon goût (je fais actuellement 41 kg). Je n’ai jamais eu d’amis sauf à l’école primaire et mes relations « amoureuses » ont toujours été catastrophiques. Mes parents sont divorcé et je suis en relation quasi « fusionnelle » avec ma mère ce qui me pose beaucoup de problèmes. Mal depuis mes 9-10 ans, je n’ai pris conscience que quelque chose n’allait pas que vers 18 ans. Depuis j’ai été suivie par de nombreux psychiatres plus ou moins bons ou plutôt plus ou moins nuls. J’ai depuis 3 ans trouvé un psy qui m’aide plus que les autres. J’ai été hospitalisée 12 fois (je les ai comptées !) dont 2 mois la plus longue (à cause des TS, c’est pour ça que c’est pas une bonne idée !). Et j’ai vécu 1 an ½ dans un centre pour jeunes en difficultés psychologiques, à Grenoble vers mes 21-22 ans. Je commence à désespérer de guérir un jour, la vie me fait peur et les gens aussi. Je ne parle pratiquement pas, aussi je m’exprime beaucoup pas écrit et sous formes de poèmes. Voilà un « résumé » de la vie de Soline qui n’est pas mon véritable prénom. Ce pseudo m’est venu tout naturellement car il m’évoque la solitude terrible dans laquelle je me trouve…. Soline | | | "Inaccessible" Au fond de moi, j'entrevoie Un espoir, une lueur . Au bout de ce cliché Qu'est ce long tunnel noir J'entrevoie un bonheur possible. Mais trop de difficultés A parler, échanger Communiquer Font disparaître cette lumière Qui me paraît inaccessible. ********** © Soline 2001 |
"Toi et moi" Moi, je suis moi et Toi, tu es dans moi Toi, tu as pris trop de place et Moi je te combats mais Toi, tu es tenace et Moi m'épuise car Moi veux vivre et Toi m'empêche me prends mes forces et Toi me blesse alors que je m'efforce de te détruire. S'il te plaît, cessons la guerre marchons en paix. aime-moi, je t'aimerai Toi et Moi avons notre place sachons la trouver nos places ne sont pas les mêmes Toi et Moi, il faudrait qu'on s'aime Car Toi et Moi, c'est JE. ********** | | | "Apparence" La transparence de mon apparence m'inquiète. Mon apparence n'est pas moi. Moi est un sujet. Mon apparence, qu'est-ce qu'elle est ? sujet, objet ? Cela m'inquiète. Je suis embarrassée de trop d'idées, trop de pensées. La transparence de mes pensées m'inquiète. Sylvie, arrête, arrête, de trop penser de trop te regarder Sois toi, tout simplement. ********** | | | "Inexorablement, j'attends" Dans ma tête une pensée Deux pensées, trois pensées En fait des milliers, voire une infinité Et elles tournent et s'enlacent S'entrelacent et me blessent Mais continuent sans cesse. *** La vie, la joie, non je ne connais pas Je ne sais pas chanter Je ne sais pas danser Je ne peux plus bouger Je ne sais que penser Penser et ressasser Des mots et des idées Des mots qui font pleurer Donnent envie de crier Des mots qui font souffrir. *** Mais moi je veux sourire Essayer de trouver Un quelconque intérêt Une raison de survivre La force de changer. *** Et je me vois marcher Tête baissée, isolée Et je m'entends parler Comme cela est étrange C'est comme un étranger M'empêchant d'avancer. *** Je me vois du dehors. *** Et voies et voix bloquées Je ne sais plus appeler J'attends, désespérée Peu à peu je m'endors. *** Entre ronces et épines Je cours et me déchire Je n'ose plus bouger De peur que ce soit pire. *** Mon cœur n'est pas fané Mon apparence l'est Ma tête est une enclume Faites qu'elle parte en écume En nuage, en fumée. *** Je voudrais soulager Mon âme de ce corps Qui me blesse et m'angoisse De ce corps qui sans cesse Me ramène au réel Dure réalité, que je ne sais supporter. *** Mon apparence n'est pas moi Je la traîne comme un poids Me frapper, me donner Des coups de lames, des coups d'épées Finira par lasser Ces personnes qui voudraient m'aider. *** Je me hais ou je m'aime ? Mais toujours le même thème C'est latent, angoissant Impalpable, incontrôlable Dans ce dédale inextricable De mes obsessions Je tourne en rond Et m'épuise Et m'enlise. *** Je passe le temps Sans rien faire qu'à chercher Qui je sui, où je vais. *** S'il te plaît, viens me chercher Je ne sais qui tu es. *** Je ne sais pas, moi Car je, c'est pas moi. **********
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"Une étincelle" Au fond des bois Au fond de moi Se cache un petit faon Qui a perdu sa maman Sommeille une étincelle de vie Soufflée dès sa naissance Tout ça pour une absence Apeuré, effrayé, il a peur, il a froid Il est seul, il est triste, il ne voit plus d'espoir Elle ne voit plus le jour, elle ne voit que du noir Mais ce qu'il ne sait pas C'est qu'au-delà des arbres, au-delà des fourrés Oui, ce qu'elle ne voit pas car elle est aveuglée Par toutes ces histoires dont elle s'est protégée C'est qu'au-delà des pierres où elle s'est enterrée Les rayons de lumière inondent les autres faons et leurs parents Qui l'appellent, qui l'attendent Ne demandent qu'à l'aimer, l'entourer Si seulement il osait Sortir du bois, du bois où il s'est retiré Elles attendent patiemment, particules de lumière Que sans le voile terne qui voile son regard Elle s'éveille, s'émerveille Car elle n'est plus toute seule Car elle est entourée Des anges bienfaiteurs De gens pleins de chaleur Petit faon ou étincelle Pourras-tu sortir du bois ? Pourras-tu te rallumer ? ne plus avoir si peur Ne plus être angoissée D'être désenchantée.
********** "Petite soeur" Petite soeur est arrivée, bébé rieur Petite soeur est descendue, malgré sa peur Ou plutôt, elle est tombée du ciel Elle a perdu ses ailes Mais où donc se trouve-t-elle ? Dans quel monde cruel ? Et petite soeur a peur Ne comprend pas pourquoi Elle est arrivée là Et elle cherche, et elle cherche Et elle cherche à savoir Pourquoi elle est arrivée là Peu à peu perd l'espoir De finir par savoir Comment elle est tombée si bas Comment sortir du noir ? Elle cherche son étoile Mais petite soeur a la vue Déformée par ce voile Elle ne la trouve plus Pense que tout est perdu Elle a mal, tellement mal Veut protéger son âme Ne comprend pas ce corps Elle veut monter au ciel Récupérer ses ailes Mais son corps l'emprisonne Envahie par la brume Son âme se révolte Et ses plumes une à une Tombent telles des feuilles mortes Inexorablement (sa maman pleure tout le temps) Elle pleure et se débat Pourquoi a-t-elle si peur ? Petite soeur.
********** "Papa" Papa, je ne te connais pas Si seulement tu m'avais regardée Si tu m'avais parlé, écoutée Si tu m'avais serrée Dans tes bras, quelquefois Peut-être j'aurais eu moins mal. Papa, je te connais si mal Si on avait échangé Nos pensées, nos idées Tu m'aurais conseillée Et peut-être grondée. Et si faute il y a Elle n'est pas que de toi Moi non plus, je n'ai pas su T'aborder, te parler Pour moi tu restes comme un étranger. Papa, tu sais, tu m'as manqué Pendant toutes ces années. ********** |
"la vie est aussi exceptionnelle que......" La vie est aussi exceptionnelle Qu'un oiseau s'envolant Au dessus de l'océan Tenant dans son bec une bague en or La lâchant en plein vol Et qu'au même instant Un poisson sorte de l'eau Et l'attrappe au vol. Cà, c'est pas de moi mais un infirmier me l'a écrit alors que venait de faire une TS (la vraie) et que je lui en voulais de ne pas m'avoir laissée mourir (c'est à cause de lui que je ne suis pas morte pour celles qui ne savent pas)
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Rose des neiges (Pure) Paysage enneigé Dehors tout est givré, glacé Dehors, tout dors … Et la rose immobile Se pose la question Ai-je tort ou raison ? De rester si fragile Dans cet univers hostile. Elle est seule, isolée Dans ces lieux enneigés Nature blanche, immaculée Et elle veut rester pure Mais elle a froid et peur De ne pas rencontrer D'autres petites fleurs En ces lieux enneigés.
Ai-je tort ou raison ? Elle se pose la question D'attendre le dégel Afin de rencontrer Fleurs, bourgeons ou buissons Pour enfin partager Toutes ses ilusions Enfin trouver réponses A toutes ses questions.
Son cœur emmitoufflé De pétales froissés S'entoure d'obsessions Et de superstitions
Mais la rose est là Cela est Patiente un peu et tu verras Le printemps arriver Et goutte à gouttes de rosée Petite rose tu pourras quitter Peurs, obsessions et pensées Sur tes pétales fragilisés Bientôt tu verras apparaître Des perles de rosée.
Et rose des neiges prématurée Tu pourras naître et exister Tu pourras voir et apprécier Toute la beauté de l'existence Cachée sous ce manteau De neige qui t'a tuée Dès ta naissance.
Petite rose, prend patience Tu sais les apparences Ne sont pas toujours ce qui est.
********** "Absurde" Je me triste et en colère 100g, 200g, 300g de plus et rien ne va plus j'ai envie de tout foutre en l'air. Je me sens gaie, je me sens bien 100g, 200g, 300g de moins et tout va bien j'ai encore envie d'aller plus loin dans la minceur dans la maigreur jusqu'à la mort même si j'ai tort
********** "Au coeur de la vie" Au cœur de la vie Je cours, je rie Au fond de la nuit Je meurs, m'ennuie Le cœur de Soline Au fond de la nuit Se meurt de désespoir Voudrait dans la vie Retrouver l'envie L'espoir
********** "Fascinante Finesse" Etonnantes Facéties Facétieuses que nous jouent la Fascination de la Finesse.
Les Fantômes Fantastiques et les Formes Fantasmagoriques nous Figent et nous Ficellent avec une surprenante Facilité. La Fatigue et le Froid se Forment et s'imposent avec une Force déFinitive.
Cette Finesse Fascinante nous Fixe vers une Faim sans Fin qui Finalement nous Fige Financièrement. Et Facilement nous mène à une Fin sans Faim.
Malaise Physique et Phylosophique ; Fixation sur les Fées et les elFes qui me Fascinent sans cesse.
Mais je suis Ficelée, Fascinée par cette Finesse qui me mène Finalement vers une Fatigue intense, une Fragilité, une Faim sans Fin. Et j'en viens à vouloir en Finir, rejoindre ces Fantômes et ces Formes transparentes qui sans Faim en on enFin Fini avec la vie.
Ne reste que la Fragile Foi, qui me retient parFois. Mais Finalement, Finalement, ma souFFrance est sans Fin …. Et je reste Fragile, Futile ?
Où est la Force en moi ?
Je reste sur un Fil…
********** "LE CŒUR FUNAMBULE 1" Un jour on m'a donné un cœur Et puis il s'est perdu Je m'en suis même pas aperçue Ce fut le début du malheur.
Plus de cœur, plus de bonheur Je l''ai cherché, cherché… Je l''ai cherché partout Jamais ne l'ai trouvé. Sans vie, sans cœur, sans vous… J'ai vécu, isolée Ca fait tellement lontemps Au moins depuis vingt ans. Un jour, j'ai vu un fil Au bout pendait mon cœur Il était si fragile Que finalement il m'a fait peur. Et le l'ai laissé là Mourir tranquille Sans moi Sans moi.
********** "LE CŒUR FUNAMBULE 2" Un jour je suis tombée J'ai buté sur un fil Quand même un peu étonnée ! Buter sur un fil, c'est pas facile ! Au bout quelqu'un me tendait son cœur Il voulait partager son bonheur Avec moi LE CŒUR FUNAMBULE
Toujours un peu perdue Un jour j'ai vu un fil Qui trainait dans la rue Alors je l'ai suivi Pour voir où il allait Et c'était difficile Tellement il était long Les gens marchaient, pressés Sans y faire attention Mais moi j'ai poursuivi Ca a duré lontemps Un jour, un an, vingt ans ? Est-ce un fil infini ? Magique et maléfique Quand j'en ai vu la fin Au bout il n'y avait rien Alors tants pis Je suis repartie. Soudain un fil est apparu Devant moi, j'ai tiré dessus Au bout il y avait une main Qui me tendait son cœur Pour partager son bonheur Alors je suis restée Etait-ce la vérité ????……..
********** "LE CŒUR FUNAMBULE 3" Cœur funambule ? Quel pléonasme ! Le cœur est toujours sur un fil Le cœur ne tient qu'à un fil Le mien est un circque à lui tout seul ! Il penche à droite, à gauche, Il rie, il pleure, S'agite dans tous les sens, Tombe, se relève, Il fait son cinéma !…. Mon cœur C'est comme un clown triste ********** "Un lion en cage" Mon cœur est comme un lion en cage Il tourne et tourne et tourne et tourne en rond Il est en rage, se décourage De pouvoir un jour, sortir de sa prison. Mon cœur voudrait tourner la page S'échapper, aller vers la liberté Mon cœur n'a pas d'âge Il s'enfuit, vers l'infini…. Mon cœur a du courage Mais il n'est pas très sage Et aussi, je crois, il a peur De découvrir le bonheur …. ********** "Loan je t'aime" Tu comprends mes douleurs Ne juge pas mes peurs. Un jour, je t'offrirai Ma guérison Ce sera la plus belle façon De te dire merci Pour ta gentillesse Plus de tristesse Plus d'idées noires J'aurai retrouvé l'espoir, Les rires et la gaité La vie. Loan ,je t'aime Il est pour toi ce poème. ********** "Si j'étais maman …" Soline, mon enfant A vintg-cinq ans, un peu perdue Je t'ai aimée Dès que je t'ai vue. Toi et ta sœur m'avez aidée à supporter ma vie, mes peurs Pour vous, j'aurais tout fait Et je suis même restée avec ton père, désolée … Je me suis bien occupée de toi Dorlotée, chouchoutée Un peu trop peut-être Je ne sais pas. Mais Soline, tu m'es restée Trop longtemps attachée Tu as pris trop de part A mon mal être mes peurs, mes malheurs … Soline, maintenant part … Tes ailes sont toujours là Ne les cache donc pas Croyant me protéger Bien lisse et bien rangées Essaie de les déployer Et vole, vole, essaie de t'envoler Vers ta vie, ton destin Vole vers ta liberté Et oublie tes chagrins. La vie est belle tu sais Essaie seulement d'y croire Moi, je n'ai plus besoin De toi pour m'y aider. Soline, mon enfant, ta vie t'attend Ta vie est ce que tu en fais Tu t'en est fait un enfer Inconsciemment, sûrement Mais tu as trop souffert. Ta vie n'est pas tracée Toi seule peux la trouver Même si je tente de t'aider A voir le beau A voir le vrai. Soline, mon enfant, la vie t'attend Cesse de me protéger Va voir le beau Va voir le vrai Apprend à rire Apprend à vivre Et cesse de pleurer …
********** "Fée de laine, fée de coton" Bonnet de laine, Gants de coton J'ai tant de peine Cour de chiffon . La fée Marraine, De coups m'assène Ma tête est pleine Je suis vilaine . Bonnet de laine, Gants de coton Oh, tant de haine Tant d'émotions . Et dans mes rêves, J'ai de la fièvre La fée de laine Je suis une reine . Bonnet de laine, Gants de coton Pourquoi ces chaînes ? Tous ces démons ? . J'ôte mes gants, La fée coton En cet instant, Je touche le fond . Bonnet fermé, Rêves bloqués D'admiration Les vies s'en vont . Opression . ********** |