Association d'aide aux anorexiques et boulimiques à Paris, renseignement et informations : 01 45 41 38 49.
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Pourquoi la boulimie Version imprimable Email
Pourquoi la boulimie
 

La boulimie est à distinguer de l'anorexie, qui se caractérise par une grande restriction alimentaire, un refus de la nourriture. Ces deux troubles restent liés, autour de la préoccupation obsédante du corps, de la minceur et la peur phobique de grossir.

La question de l'origine de la boulimie (et des autres troubles alimentaires) reste ouverte. Les connaissances concernant les troubles des comportements alimentaires progressent. Les praticiens et les chercheurs s'accordent à reconnaître l'origine plurifactorielle de ces troubles psychologique, sociale (voir les représentations sociales de la femme), familiale, biologique...

De même, en ce qui concerne les traitements thérapeutiques, on ne peut parler aujourd'hui d'un traitement efficace dans tous les cas de boulimie. Mais on sait qu'il est essentiel d'adapter à chaque individu, selon son histoire, sa personnalité, un traitement qui lui corresponde. Ainsi, des traitements thérapeutiques peuvent être entamés, de manière individuelle, ou en groupes, suivant différentes approches : la psychanalyse, les thérapies familiales et systémiques, les thérapies cognitivo-comportementales. II s'agit pour la personne concernée d'identifier et de comprendre les causes de ses comportements et raisonnements, puis d'apprendre à les gérer.

La connaissance de soi s'étend à l'ensemble de la personnalité, sans se restreindre aux seules conduites alimentaires.

Un suivi médical peut également être recommandé. En effet, les conduites boulimiques entraînent à long terme des troubles physiques. Les vomissements provoquent la remontée dans l'œsophage et la cavité buccale des sucs gastriques. On note des inflammations des gencives, un endommagement des dents, un gonflement des glandes salivaires. Dans certains cas plus graves, peuvent se produire: une rupture de l'estomac, une perforation de l'œsophage et des défaillances cardiaques. On observe également des signes de dénutrition.

  
  
 
 
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La boulimie en France Version imprimable Email

Pour des raisons notamment culturelles, l'image du corps et l'estime de soi sont des préoccupations primordiales chez les femmes très jeunes, et dans diverses couches socio-économiques.

Elles sont donc particulièrement concernées par des conduites alimentaires pathologiques. Il existe même des groupes à risque : danseuse, mannequin, etc.

La prédominance féminine est donc très importante : sur dix boulimiques, neuf sont des femmes. 2% de la population féminine générale et 4 à 8 % de la population féminine étudiante (soit environ 220 000 femmes jeunes) souffrent de boulimie active dans notre pays.

Dans 70 % des cas les boulimiques gardent un poids normal.

L'âge de début se situe soit à l'adolescence soit vers 18-20 ans.

Mais n'oublions pas cependant que 1 cas de boulimie sur 10 est masculin.

 
La culpabilité Version imprimable Email
La culpabilité
 

Culpabilité après chaque nouvelle crise...

Outre l'affreux sentiment de honte devant ces crises que l'on ne peut dominer, la boulimie est un sérieux obstacle à la vie sociale qui augmente encore la culpabilité : résolution qu'on n'arrive pas à tenir, dépenses alimentaires excessives, refus de repas entre amis, éventuels vols de nourriture, etc.

Puis quand le traitement est commencé arrive l'épouvantable sentiment de culpabilité secondaire à une nouvelle rechute.

Il faut dédramatiser, ces rechutes sont parfois inévitables.

 
La honte Version imprimable Email
La honte
 

La boulimie reste, pour la personne concernée par ce trouble, pendant longtemps, une "maladie honteuse".

Comment admettre ce désir de remplissage alimentaire incoercible ?

L'après crise est le moment le plus important de détresse et de honte avec une grande culpabilité et un véritable état dépressif.

Les signes physiques et les troubles du comportement peuvent, pendant un certain temps rester assez discret pour l'entourage (ce n'est pas comme l'anorexique qui ne peut cacher sa grande maigreur).

De plus ces symptômes apparaissant chez l'adulte jeune, celui-ci peut déjà vivre de façon indépendante et cacher totalement son problème.

 
En parler Version imprimable Email
En parler
 

La boulimie est aussi une maladie de la parole.

Puisqu'on ne peut "dire" le manque, on se remplit d'aliments pour combler ce vide. Ce vide affectif, cette solitude, ce tête à tête avec son frigo, que le boulimique ne peut s'avouer à lui-même, comment le mettre en mots ?

Pour interrompre justement l'entretien du symptôme boulimique et l'enfermement dans le cycle boulimie-vomissement-repli sur soi, il est nécessaire d'établir un contact, une possibilité de formulation de son malaise.

C'est ce que vont réussir les thérapies de parole (Groupe de paroles, Psychothérapie, Psychanalyse, etc.)

Et c'est aussi dans ce but qu'a été créé ce site et son forum où vous pouvez vous exprimer, témoigner et "dire" la souffrance qu'est la boulimie.

 
Crises de boulimie Version imprimable Email
Les crises de boulimie
 

Le déroulement des crises.

La pré-crise.

La personne se sent envahie par un sentiment diffus de malaise, de tension, d'angoisse. Elle ressent alors un besoin impératif de manger. Les tentatives de lutte contre ce sentiment sont le plus souvent vaines.

L'accès boulimique.

Il s'agit d'une ingestion rapide et désordonnée d'une grande quantité d'aliments (plusieurs milliers de calories). On note une préférence pour des aliments sucrés, une nourriture très riche, évitée voire proscrite en dehors des crises. La personne se trouve dans un état second, manger se fait sans plaisir.

L'après crise

Au bout d'un temps variable, la personne ressent un sentiment de douleur morale intense, une grande culpabilité, un écourement physique. Les vomissements éventuels qui suivent apportent un certain soulagement ; mais ils s'accompagnent d'une profonde honte et de remords. C'est le moment des résolutions, des promesses de ne pas recommencer la prochaine fois. En dehors de ces crises, les comportements alimentaires sont souvent perturbés : succession de régimes, une alimentation irrégulière et déséquilibrée (anorexie, restriction alimentaire).

 
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