Association d'aide aux anorexiques et boulimiques à Paris, renseignement et informations : 01 45 41 38 49.
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Anaïs : Mon petit ami a 20 ans et est anorexique depuis quelques années déjà. Version imprimable Email
 

Question : Anaïs : Mon petit ami a 20 ans et est anorexique depuis quelques années déjà. Après une relative "guérison", il vient de reprendre ses idées de maigreur extrême, se voyant sans cesse gros alors qu'il est déjà très maigre. En fait il a été assez gros enfant et en a beaucoup souffert . Maintenant il ne réalise que son corps a changé . Il a assez de mal a en parler avec moi, cependant je pense que le fait qu'il exprime ce qu'il ressent peut lui faire du bien...J'aimerasi l'aider du mieux possible(il a déjà vu foule de psychologues et médecins), et j'aimerais que vous me donniez des conseils sur ce que je peux faire, quoi lui dire, comment réagir...En vous remerciant d'avance..

Réponse : Vous évoquez les troubles anorexiques de votre ami, et votre inquiétude quant à sa situation.
Votre inquiétude se comprend. Vous dîtes être présente, et vouloir l'aider. Votre sollicitude, votre soutien et votre affection représentent pour lui une aide importante.
Vous évoquez une " relative guérison " : votre ami a-t-il été pris en charge ? Vous évoquez également de nombreux psychologues. Il est important de ne pas confondre l'aide médicale et psychologique que votre ami reçoit d'équipes médicales et de praticiens, et l'aide que vous lui apportez. Vous n'êtes pas son thérapeute, vous êtes son amie. Ces deux types de soutien, d'aide, affective et professionnelle, sont complémentaires.
Il nous est difficile de vous dire " quoi faire ", et comment réagir. Vos réactions et vos doutes, votre volonté de faire au mieux sont compréhensibles. Nous pouvons vous conseiller alors d'évoquer directement avec votre ami ces questions que vous vous posez. Vous pouvez lui demander ce qu'il attend de vous. Il n'existe pas de modèle de " bonne " réaction, et c'est avec votre ami, et en fonction de ses propres souhaits et sentiments que vous saurez comment agir.

Julie Chrétien, psychologue

 

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La mouette : Ma meilleure amie est anorexique-boulimique. Version imprimable Email
 

Question de "La mouette" : Ma meilleure amie est anorexique-boulimique. Au début elle était seulement anorexique mais depuis septembre, elle alterneanorexie et crises de boulimie. Elle n'arrive pas en en parler avec ses parents, je suis la seule au courant. Ses parents l'ont envoyée chez un psy en la passant anorexique mais elle n'arrive pas a lui dire qu'elle est boulimique. Elle en souffre bcp..et moi aussi. J'aimrais l'aider mais je ne sais pas comment m'y prendre. Aidez-moi. Merci.

Réponse : Vous vous inquiétez de la situation de votre amie, ce qui se comprend. Les troubles alimentaires sont souvent très difficiles à vivre pour l'entourage de la personne concernée, la famille et les amis se sentant impuissants à aider, voire coupables.
Vous dîtes être la seule à qui elle se confie. La confiance qu'elle vous accorde est pour elle d'un grand soutien.
Votre amie est suivie par un psychologue, ce qui est positif. Il est en effet important qu'elle puisse être soutenue dans les moments difficiles qu'elle vit, qu'elle puisse parler de ses doutes, ses craintes. Vous dîtes qu'elle n'ose pas parler de ces crises boulimiques récentes à son psychologue. Peut-être a-t-elle besoin de temps pour arriver à lui en parler. La boulimie se vit bien souvent dans une grande honte, une grande culpabilité, ce qui peut expliquer son silence. Il vous est possible de lui dire que le psychologue ne la jugera pas, il l'aidera au contraire à mieux comprendre son comportement, pour mieux le gérer.
Sortir du secret soulagera probablement beaucoup votre amie. S'être confiée à vous l'aidera peut-être à se confier à son psychologue. Pour ce qui est de ses parents, elle décidera elle-même du moment où elle sentira possible de leur parler.
Il est important que vous même ne vous sentiez pas coupable de croire ne pas l'aider. Votre présence et votre sollicitude sont importantes, et sont un soutien important. Le rôle du psychologue est de l'aider autrement, de manière complémentaire.

Julie Chrétien, psychologue

 

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je m'appelle Marine et j'ai 14 ans.Je ne sais pas trop si je suis anorexique ou boulimique. Version imprimable Email
 

Question : je m'appelle Marine et j'ai 14 ans.Je ne sais pas trop si je suis anorexique ou boulimique.Par exemple,j'adore manger mais j'asocie la bouffe avec le besoin de me faire vomir.A chaque fin de repas je ne pense qu'à une chose:me faire vomir.C'est vraiment une obsession.Quand je ne peux pas me faire vomir,je culpabilise à tel point que j'ai envie de pleurer,de crier etc... Je ne mange pas énormèment.Pouvez-vous m'aider?

Réponse : Vous dîtes vous interroger sur un éventuel trouble alimentaire. Vous décrivez une conduite alimentaire qui évoque la boulimie. Vous mentionnez vous faire vomir après manger, et une forte culpabilité, une obsession liée à la nourriture.
Il pourrait être bénéfique pour vous de vous confier à quelqu'un en qui vous ayez confiance, un ami, ou un membre de votre famille. Une personne par qui vous ne vous sentiriez pas jugée, qui vous aiderait à comprendre la situation. S'il vous est difficile de vous confier à votre entourage, rencontrer une personne extérieure peut être envisagé, peut être une personne de votre établissement scolaire (infirmière, assistante sociale) .
Nous pouvons également vous conseiller de rencontrer un psychologue, thérapeute, avec qui vous pourrez évoquer ce que vous vivez. Il est important que vous puissiez être soutenue dans les moments difficiles que vous vivez, que vous puissiez parler de votre conduite alimentaire, de vos angoisses, vos doutes.

Il vous est possible de vous rendre dans un centre médico-psychologique (CMP). Il ne vous est pas nécessaire d'être accompagnée par un adulte ou un de vos parents.

Julie Chrétien, psychologue

 

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Lulu : Il semblerait que ma fille de 10 ans souffre d'anorexie, aucune prise de poids depuis 2 ans Version imprimable Email
 

Question : Lulu : Il semblerait que ma fille de 10 ans souffre d'anorexie, aucune prise de poids depuis 2 ans.(le médecin nous a suggéré une éventuelle anorexie)
J'ai d'abord réfuté ce diagnostic, mais après discussion avec ma fille, il semblerait que celle ci ne veuille pas prendre de poids. Elle fait 1,28m pour 20kg. Je me trouve démunie.. comment m'y prendre avec elle, quels mots utiliser pour lui faire comprendre que si elle prend du poids elle ne sera pas grosse pour autant??? Dois-je prendre rendez-vous avec un psy??? Merci de m'aider.

Réponse : Vous semblez inquiète quant à la conduite alimentaire de votre fille, ce qui se comprend très bien.
Vous dîtes que le diagnostic d'anorexie a été suggéré par votre médecin. Ce médecin devrait être à même de vous informer, de répondre à vos questions, et éventuellement de vous conseiller de consulter un psychologue. Quel conseil a-t-il pu vous donner à la suite de cette consultation ?
Vous dîtes que votre fille exprime ne pas vouloir prendre de poids. Vous a-t-elle expliqué pourquoi, avez-vous pu obtenir des précisions de sa part ?
Effectivement, rencontrer un psychologue, thérapeute, spécialiste des troubles alimentaires peut vous aider à éclaircir la situation, à mieux la comprendre, ce qui vous aidera à réagir par la suite. Vous pouvez vous rendre chez un psychologue, thérapeute, ou pédopsychiatre en compagnie de votre fille, et lui demander conseil, en lui exposant plus précisément la situation
.

Votre confusion semble alimentée par le flou de la situation. Un avis médical précis vous aidera à éclaircir la situation.
Il est très important que vous puissiez parler de l'angoisse et des craintes que vous vivez. Vous serez plus à même de soutenir votre fille si vous-même êtes soutenue, rassurée.

Julie Chrétien, psychologue

 

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Anne : je suis boulimique depuis 10 ans environs avec des passages anorexiques Version imprimable Email
 

Question : Anne : je suis boulimique depuis 10 ans env. avec des passages anorexiques. je cumule avec une pelade universelle, je n'ai donc aucun cheveu ni poil.
je sens que tout cela résulte des mes relations conflictuelles avec ma mère. elle n'a jamais accepté que je devienne femme. j'ai encore à l'heure actuelle du mal à dire de moi que je suis une femme, alors que je suis mère, mariée et âgée de 26 ans. je mange avec compulsion et détruit mon système pileux pour enlever de moi toute trace de féminité, me punir d'avoir entré en conflit avec ma mère sur ce point. car à l'âge de 17 ans je suis tombée enceinte, ma mère n'a pas accapté d'apprendre que non seulement j'attendais un bébé mais aussi que je pouvais avoir une vie sexuelle. j'ai compris que j'avais "fauté" et j'en ai payé le prix en me privant de ma féménité, cette féminité qui m'a poussé à faire une bétise irréparable. je sais que j'ai besoin d'aller consulter un psy. je l'ai d'ailleur fait mais jamais je n'ai eu de feeling car je sais que je pose des résistances. alors que faire?

Réponse : Vous décrivez vos troubles boulimiques, en les mettant en lien avec la relation à votre mère.
Vous évoquez le décalage entre votre situation d'épouse et de mère et le difficile vécu de votre féminité.
Vos réflexions montrent un désir de mieux vous connaître, de mieux vous comprendre. Ce qui est encourageant. Ce travail personnel peut s'effectuer dans le cadre d'un suivi thérapeutique.
Vous dîtes avoir déjà rencontré des psychologues, sans que cela soit satisfaisant.
Nous pouvons vous conseiller de poursuivre dans ce sens. Vous mentionnez d'éventuelles résistances de votre part. La relation thérapeutique qui s'installe doit vous faire sentir à l'aise, en confiance. Il est important que vous puissiez parler de votre conduite alimentaire, de vos angoisses, vos doutes.

Julie Chrétien, psychologue

 

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L'exercice physique Version imprimable Email
L'exercice physique
 


La durée est manifestement plus importante que l'intensité

Et voici une bonne nouvelle : il n'est pas nécessaire de s'astreindre à un entraînement intensif et épuisant pour profiter des bienfaits de l'activité physique !

On a en effet constaté qu'une augmentation modérée de l'activité physique, par ex. marcher, monter les escaliers ou faire le ménage, avait déjà des répercussions positives.


D'où tenons-nous d'ailleurs cette idée que seuls des efforts physiques extrêmes sont bénéfiques?


Nous mettons souvent à tort l'accent sur la performance sportive et négligeons les aspects qualité de vie et espérance de vie.


Une promenade hebdomadaire de deux heures à un rythme confortable est préférable à une séance intensive d'une demi-heure où l'on transpire et s'essouffle. Telle est la conclusion d'une étude de l'université de Harvard réalisée sur près de quarante mille femmes américaines de 45 ans et plus.


Les femmes qui s'adonnent à la marche jusqu'à une heure par semaine ont un risque d'infarctus de 14 % inférieur aux femmes qui ne font jamais d'exercice physique. Plus on bouge, mieux c'est. C'est ce qu'ont observé les chercheurs : ainsi une marche d'une à deux heures par semaine réduit-elle de moitié le risque d'infarctus. A noter que ce calcul ne tient pas compte des déplacements que l'on effectue à la maison entre la table du salon et la cuisine, entre la salle de bains et le canapé devant la télévision.


Aussi importante que puisse être la durée de l'exercice physique, et aussi négligeable que semble être le rythme adopté, on constate qu'une agréable promenade de trois kilomètres ou une marche soutenue, à 5 km/h, réduisent le risque d'infarctus dans les mêmes proportions. Cela vaut tout au moins pour les femmes. En effet, aucune recherche n'a été effectuée à ce jour chez les hommes.


Conclusion: l'essentiel, c'est de bouger le plus souvent possible et le plus longtemps possible! L'intensité de l'effort ne joue qu'un rôle secondaire. Il n'est donc pas nécessaire de souffrir pour rester en bonne santé. Il suffit simplement de s'accorder un peu de temps.

 

 
 
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