| | | "Pour Noa" A MA FILLE Ô mon enfant, tu vois, je me soumets. Fais comme moi : vis du monde éloignée ; Heureuse ? non ; triomphante ? jamais. - Résignée ! - Sois bonne et douce, et lève un front pieux. Comme le jour dans les cieux met sa flamme, Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux Mets ton âme ! Nul n'est heureux et nul n'est triomphant. L'heure est pour tous une chose incomplète ; L'heure est une ombre, et notre vie, enfant, En est faite. Oui, de leur sort tous les hommes sont las. Pour être heureux, à tous, - destin morose ! - Tout a manqué. Tout, c'est-à-dire, hélas ! Peu de chose Ce peu de chose est ce que, pour sa part, Dans l'univers chacun cherche et désire : Un mot, un nom, un peu d'or, un regard, Un sourire ! La gaîté manque au grand roi sans amours ; La goutte d'eau manque au désert immense. L'homme est un puits où le vide toujours Recommence. Vois ces penseurs que nous divinisons, Vois ces héros dont les fronts nous dominent, Nous dont toujours nos sombres horizons S'illuminent ! Après avoir, comme fait un flambeau, Ebloui tout de leurs rayons sans nombre, Ils sont allés chercher dans le tombeau Un peu d'ombre. Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs, Prend en pitié nos jours vains et sonores Chaque matin, il baigne de ses pleurs
Magali. | | | | | |
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| | | "Femmes" Jolies femmes Où se cache mon secret Je ne suis pas jolie ou bâtie pour être De la taille d'un mannequin de mode Mais quand je leur dis Ils disent que je mens Je dis. C'est dans l'étreinte de mes bras Dans la largeur de mes hanches Dans l'empreinte de mes pas Dans la courbe de mes lèvres Je suis une femme Phénomellement Phénomellement C'est moi J'entre dans une pièce Aussi calme que vous voulez Et vers un homme Les gars restent debout ou Tombent à genoux Ensuite ils s'approchent de moi Comme des abeilles autour d'un pot de miel Je dis. C'est le feu dans mes yeux C'est l'éclat de mes dents L'ondulation te ma taille La joie dans mes pieds Je suis une femme Phénomellement Phénomellement C'est moi Les hommes eux-mêmes se sont demandés Ce qu'ils voient en moi Bien qu'ils essaient Il ne peuvent pas toucher Mon mystère intérieur Quand j'essaie de leur montrer Ils continuent à ne pas voir Je dis. C'est la courbe de mon dos Le soleil de mon sourire La tension de mes seins La grâce de mon style Je suis une femme Phénomellement Phénomellement C'est moi Maintenant tu comprends Pourquoi ma tête n'est pas courbée Je ne crie pas et ne m'énerve pas Je n'ai pas à parler fort Quand tu me vois passer Cela devrait de rendre fier Je dis. C'est le cliquetis de mes talons L'onde de mes cheveux La paume de ma main Le besoin de mon affection Parce que je suis une femme Phénomellement Phénomellement C'est moi Lola. | | | | | |
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| | | "JUSTE POUR MOI" Encore un jour de passer , Elle survit et fait semblant de vivre comme tout le monde Mais elle n'est pas comme tous ces gens Elle est perdue, Complètement isolée, Aujourd'hui elle a résisté , Elle est allée au marché, Mais elle n'a rien acheté d'excessif Elle en a assez de se laisser aller Et tente une nouvelle fois de se raccrocher à la vie, Sous cette musique romantique , Elle écrit et laisse divaguer son imagination Mais peut on rebâtir une vie sur des mensonges ? Elle s'imagine une femme irrésistible , Mais si elle l'était réellement Elle ne serait pas si seule. Comment a t elle pu en arriver la ? Elle regarde ces photos , Les photos où elle n'était encore qu'une enfant Avec ses charmes et ces sourires d'une belle petite fille Elle n'est plus cette petite fille si jolie , Elle ne se reconnaît pas Et elle cherche à ressembler à nouveau à cette enfant Mais c'est une adulte maintenant Adulte par l'âge , Mais ce corps resté encore tellement enfantin Des petits seins d'une gamine de 12 ans Sa pilosité loin d'être celle d'une femme Quand elle regarde ces femmes dans la rue , Elle les envie Elle ne cherche pourtant pas à leur ressembler. Elle appréhende sa première nuit avec cet homme qui est devenu si imaginaire Par ces relations virtuelles Mais un jour il sera réel Et il faudra assumer la réalité.. Seul un homme jusqu'à maintenant l'a traité comme une femme Et lui a donné confiance en ses gestes d'amour Mais ce nouvel homme a connu d'autres femmes, Plus féminines que jamais , Et jamais elle ne pourra combler et satisfaire cet homme Elle a peur Elle pleure mais aucune larme ne coule de ces yeux , Ces petits yeux bouffés par la fatigue et le stress.. Regarde toi ! Que veux tu ? Que cherches tu petit enfant ? Vis ta vie ! Et laisse les gens dire ce qu'ils veulent Ils ne sont pas dans ta peau, Ils ne te connaissent pas autant que toi Toi , tu sais que tu peux t'en sortir Mais il faut arrêter de vivre dans l'irréel Et assumer ce que la nature t'a donné, Même si c'est peu, D'autres souffrent plus de leur corps , Ils leur manquent un bras , une jambe.. Tu as tout pour être heureuse Mais il faut maintenant te laisser aller Sans réfléchir.et ne pas gâcher ce que tu as de si précieux .TOI Tu es si belle quand tu t'assumes Regardes les gens te regarde dans la rue quand tu souris ! Ils sentent ton auras Tu es belle petite fille Tu es belle , femme ,même si ton physique n'est pas le plus beau du monde Tu es toi , tu es fraîche, Tu es pure.. Vis ta vie , belle petite fille Pense à ton ami qui est mort si jeune Vis avant de finir comme lui , perdu dans les nuages. Tu voudrais le retrouver Mais il ne t'attend pas.. Il te regarde a travers ces nuages , Chaque rayon de soleil est un encouragement A vivre.. ; Vit petite fille , vit. Et tu deviendras ce que tu veux être. Et ce que tu es déjà , mais que tu as enfouis en toi. Vit petite femme !
Lili
********** © Lili 2001 | | | |
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| | | Papa...
Pourquoi cette frontière entre nous Qui fait si mal, trop mal Si fragile et si dure à passer Tant de mal à faire ce pas Pour déchirer ce voile Pour casser ce mur Peut-être qu'un jour Ou peut-être pas ...
********** Je me sens vide Complètement vide Un trop plein de sentiments Je me mens
Je lutte contre mon corps J'ai trop d'anti-corps Qui me bouscule Sans une virgule ...
Fanny © 2001 | | | Une étoile
J'aurais tant voulu naître en étoile Pour regarder le monde d'en haut Pour enfin trouver ma place Que je n'ai pas ici bas Une étoile c'est tellement beau Ca illumine dans le ciel noir Ca fait rêver beaucoup de gens Le monde reprend un peu d'espoir ... Fanny © 2001 | | | Elle m'enlaçe En laissant des traces Sur mon corps A qui je fais du tort
Elle m'étouffe, me bouffe M'empêche de respirer Ca me fait transpirer Tellement honte, ça me hante ... ********** Envie de partir Pour n'être plus qu'un souvenir Devenir une poussière M'évader de cette terre M'enfermer dans mes rêves Et rejoindre les étoiles ...
Fanny © 2001 | | | | | |
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| | | "Petit bout de chair" Petit bout de chair qui glisse en moi Sur la piste ensanglantée de mes cuisses creuses. Mon ventre déchiré comme une feuille inutile Et mon âme dissoute dans l'acide de ma peine. Une femme-enfant, version miniature, insignifiante Tu croyais donc aux miracles, naïve possière? La nature reprend son bien, tu n'en étais pas digne. Délivres ton coeur de ce fardeau : ta culpabilité. Ton ventre s'arrondira et donnera la vie, plus tard Quand ce petit fantôme chassera ta peur d'exister, Tes doutes, et cette irrépressible ivresse du néant ********** Prisonnière d'un corps dont je perds le controle Mon coeur bat et se débat pour s'arracher à cette geole Enfermée dans ma différence, je suis un oubli dans le regard du monde Frele, effacée, diaphane et triste comme un fantome qui fait sa ronde Autour des etres qu'il aime sans pouvoir les atteindre, leur parler. Je maudis cette chair qui m'écoeure jusqu'a la nausée Et je vomis soigneusement chaque instant de ma vie écorchée. Emmy © 2001 | | | | | | |
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| | | "a Noa et ses sirenes..." C'est l'histoire d'un petit st Bernard Qui, croisant la route d'un jeune voyou Décida de l'aider à remonter du noir Et lui prouver que la vie est un bijou. Le st Bernard y mettait tout son coeur Mais le voyou n'aimait vraiment pas la vie. En quelques mois le toutou perdit sa vigueur Il donna au voyou plus que son energie. C'est par la peau du coup qu'un beau jour Mamman st Bernard ramena son petit Qui avait échoué dans son hymne à l'amour Et faillit lui même y perdre sa vie. Aujourd hui il a beaucoup grandi Il pense toujours au sauvetage inacheve De ce voyou qu'il n'a pas pu aider: On ne peut rendre heureux ceux qui n'en ont pas envie. Chachounette | | | | | | |
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