| | | Je m'appelle Christelle, j'ai 17 ans. Voilà plus d'un an maintenant que je souffre d'hyperphagie coupée de quelques crise d'anorexie...
Je suis nulle, grosse, répugnante...
J'ai trop de rêves, toujours la tête dans les nuages à m'imaginer la perfection. Pour moi c'est le but, je vis pour cela être parfaite et parfaitement seule, indépendante.
Mon seul objectif : Maigrir le plus possible pour l'indépendance entière, sans personne, plus de formes, plus de graisse, juste une touche de légèreté suffisant à prouver que j'existe juste pour la perfection.
Mais ce n'est qu'un rêve pour le moment, là je suis sale, j'ai 20 kg de trop, j'éprouve enfin ce dégout, cet honte de moi-même et surtout de mon corps impur.
Des ambitions, j'en ai, mais elles se trouvent si profondément en moi que je ne parvient pas à les réaliser, à leur faire prendre forme.
Je veux être seule ! J'en ai assez de ma famille, du lycée, de la société, de la technologie. Vivre en harmonie avec la nature, sans pesanteur, n'être qu'un léger souffle de vie parfaitement parfaite.
Je hais l'humanité, mais la pire souillure c'est moi.
Je ne veux pas laisser tomber, je veux maigrir et j'y parviendrais...et si je n'ai pas le bac ? Si mon orientation ne se déroule pas comme prévu...
Jamais rien ne se passe comme prévu, j'ai eu des choix à faire, j'ai toujours fait les mauvais, je ne suis qu'une ratée et je ne veux pas avoir une vie "normale", je veux souffrir pour devenir pure, c'est dans la souffrance que je découvrirais le bonheur. De toute manière, sur quoi se base t-on pour établir la normalité ?
Elle n'existe pas, ce n'est qu'une illusion parmis d'autres, rien de ce qu'on ressent est réel, ce ne sont que des images...le néant est en dessous.
J'ai peur, j'angoisse toujours, mes notes ne sont pas bonnes, je suis nulle, je n'aurais jamais le bac. Je ne sais rien faire, même pas me cacher et me taire.
Alors je mange, ou plutôt je "bouffe" pour compenser ce vide à l'intérieur non pas de mon corps mais de mon esprit, de mon "âme"...
Je n'en peux plus, tout est flou autour de moi et j'avance à taton pour ne pas tomber encore plus bas.
Némésis.
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| | | Je m'appelle Nathalie et j'ai 30 ans. Depuis 5 ans boulimique, très boulimique depuis 3 ans et depuis 4 mois en voie de guérison. Je tiens à vous apporter mon témoignage en espérant qu'il aidera plusieurs d'entre vous qui pourraient se reconnaitre à travers ma vie. Souvent on dit que les gens qui vont mal dans leur tête ont eu une enfance malheureuse, des problèmes avec leurs parents... et moi, j'ai chuté quand j'ai cru perdre leur amour, à 25 ans et déjà adulte. Mes parents m'ont eu à la fin de leur adolescence, après la période 68 (mon frère est né un an après moi) et m'ont apporté tout l'amour, tout l'apprentissage du respect, toutes les règles de bonne conduite qu'un enfant peut espérer. Comme nous n'avons que 17 ans d'écart, ils ont aussi été complices de notre adolescence, de nos premières sorties en boite, de nos premiers flirts... et c'était vraiment super. Depuis la maternelle, j'étais assez douée à l'école, j'ai sauté une classe en primaire, le bac à 17 ans et un bac + 6 (doctorat) après, sans trop de problèmes; alors tout le temps j'ai eu des compliments, des félicitations et j'ai été poussée à faire des études pour avoir un métier qui me plaisait et qui payait bien. D'autre part, j'ai fait du judo à assez haut niveau et là aussi, félicitations familiales... par contre le judo est un sport où on doit surveiller son poids et des fois, avant des compétitions importantes je devais perdre ou grossir de 4 kg en une semaine : début des TCA ? Pendant mes 6 ans de fac, j'ai vécu avec le père de ma fille qui est née en 94. Il ne m'a jamais fait de remarques sur mon physique jusqu'à la naissance de notre fille qu'il a très mal vécu, ayant assisté à l'accouchement, il m'a vu après très différement et plus du tout comme sa maitresse. Il m'a quittée quand elle avait 1 an pour aller avec une autre et moi, j'ai rencontré mon mari actuel à cette époque. Pendant les débuts où je vivais seule, j'ai commencé à grossir alors que j'avais tout reperdu et même plus de ma grossesse, rien de plus génial (selon mon idée à cette époque) que de faire des orgies de gateaux puis de vomir. Tout ça pour dire que je me trouvais encore géniale de concilier ma fille, mon boulot (puisque j'ai commencé à bosser en 01/95), mon amant, le sport (tous les jours, je courais 45 min)... Je commençais à jouer ce que j'appelle mes rôles : la mère parfaite, le jeune cadre dynamique, la maîtresse qu'on veut épouser, la sportive émerite !!! Puis j'ai du quitter la ville où je vivais pour un nouveau poste en Touraine où je pourrais m'épanouir encore plus. J'ai donc pris mes bagages, ma fille et je suis venue vivre ici, en m'investissant à fond dans le travail, en délaissant la petite, en oubliant un peu mon mari qui attendait sa mutation... et mon père, toujours très franc avec moi m'a dit que je déraillais, que j'étais cinglée et nulle, qu'il y avait autre chose dans la vie que le boulot. Il m'a dit que le père de ma fille n'était pas fait pour moi, qu'il me l'avait toujours dit, que j'étais venue travailler trop loin alors que j'avais d'autres propositions de postes, peut-être moins intêressants mais plus proches de ma famille, que mon mari ne me rejoindrait pas... et là, j'ai senti que je n'étais plus si géniale, qu'il ne me trouvait plus la meilleure du monde. J'ai eu l'impression à cette époque que mes parents avaient transposé toute leur admiration sur ma fille, qu'ils n'appelaient que pour avoir de ses nouvelles et je me suis sentie très très seule alors j'ai commencé à manger, manger pour ne pas pleurer (seul les faibles pleurent et moi, je ne devais pas me laisser aller à ça !!!), manger pour ne pas m'ennuyer, manger pour évacuer la pression du trop plein de travail... et puis vomir, remplir les toilettes de toute cette graisse potentielle qui est beaucoup mieux dans la cuvette des WC que sur mes fesses. Et je me voyais comme une grosse vache, nulle, incapable de se contrôler. C'était au minimum une crise par jour, parfois 2 ou 3... et 4000 balles de bouffe par mois, pour rien. J'achetais des tas de trucs pour ma fille et les engloutissais entre le supermarché et la maison, sans jamais rien dire à personne, en continuant à jouer mes rôles dans tous les domaines, en essayant d'être la meilleure partout. J'ai besoin de lire l'admiration des autres dans leurs yeux ou leurs paroles, je n'accepte pas d'être dans la moyenne, de ma contenter de ce que j'ai, il en faut toujours plus, comme la bouffe. Cette bouffe d'ailleurs à laquelle je pensais tout le temps, j'en rêvais, le soir je pensais aux orgies alimentares que j'allais faire le matin au réveil. Je faisais une crise puis j'allais courir, le ventre vide, idem pour le judo. Jusqu'à des fois des choses extrêmes qui m'ont fait peur, qui m'ont fait me dire "j'arrête" mais ce n'est pas si facile. Un jour, je me suis évanouie sur une route de campagne, en courant au lever du jour, d'autres jours, ma fille m'entendait vomir et pleurait en pensant que j'étais très malade, une autre fois aussi, j'ai vu l'état de mes dents au miroir grossissant (des gencives qui n'existent plus et toutes les dents qui tremblent !!!). A force de tout ça, j'ai décidé d'envoyer une lettre à mon mari, pour lui dire à quoi je passais mes soirées et mes week-ends sans lui, comment je me dépêchais de faire bain + repas à la petite, pour la mettre au lit et m'empiffrer (des fois j'avais peur de voir comment je la délaissais pour me goinfrer, rien que de l'écrire j'en ai encore honte aujourd'hui). En même temps, j'en ai parlé à mes parents au téléphone et pour la première fois depuis que je suis à Tours, j'ai pleuré, j'ai réussi à exprimer une émotion. Le problème, c'est qu'ils n'ont rien compris, par manque d'infos, par le tabou qui existe sur ces TCA et n'ont rien fait pour m'en parler, pour m'aider... et ça a continué. J'ai acheté des livres spécialisés, je les ai laissé trainer pour qu'ils les lisent mais toujours rien alors j'ai décidé de voir un psy sans trop y croire, en me disant que j'avais tout pour être heureuse, que ce soit dans le passé ou dans le présent. J'ai décidé d'arrêter ma thérapie Mercredi dernier, après 53 semaines et 40 séances. Je ne suis pas convaincue qu'il m'ait aidée mais j'ai réussi avec lui à me regarder peut-être un peu plus telle que je suis vraiment. Il m'a donné du Prozac depuis 6 mois, que je continue encore car, je dois l'avouer, j'ai un peu peur d'arrêter. En même temps, mon mari a changé de comportement avec moi (il y a maintenant 1 an qu'il a été muté sur Paris et il est là 3 jours par semaine). |
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Comme la majorité des hommes, il parle peu ou parle quand il faut critiquer, partant du bon vieux principe que si on ne dit rien, c'est que ça va mais il faut apprendre au gens que la critique positive existe !!! C'est important de le faire pour nos enfants, de dire que c'est bien quand ils le méritent, c'est important de le dire à son équipe quand on manage... En tout cas, mon mari me fait voir qu'il aime mon corps, il me fait l'amour dans la lumière pour que je vois comment il me regarde, il le complimente... et ça, ça fait un bien fou. Dès qu'il relâche cette attention, j'ai à nouveau besoin de prouver que j'existe physiquement, que je plais et j'ai envie de la tromper, pour qu'à nouveau des yeux d'hommes me montrent qu'ils ont envie de moi. Est-ce lui, est-ce Prozac, est-ce moi ? je ne sais pas mais depuis Décembre, la bouffe a de moins en moins d'importance, je n'ai pas fait de crise depuis le 14/02, je mentirai si je disais que je n'y pense plus du tout, mais j'arrive à manger un gateau ou un bout de chocolat sans culpabiliser, sans imaginer que je vais prendre 1 kg... Je prends mes repas plus lentement, histoire de ne pas tout de suite étirer l'estomac, le tendre jusqu'à l'explosion... et j'ai même l'impression qu'il diminue, que ma dernière crise était plus "light" que les précédentes. Voilà, j'espère que ces lignes vous redonneront espoir, qu'elles vous montreront qu'on peut y arriver. Je crois que ce qu'il est important de retenir, c'est d'apprendre à extérioriser ce qu'on ressent (pleurer quand on est triste, rire quand on est heureux, gueuler quand on est énervée... sans scrupules, sans croire qu'on va passe pour une faible), d'exister par soi et pas par les autres. Une précision que je voudrais apporter par rapport à un de mes messages où j'ai dit que le fait de vouloir toujours être la meilleure m'aidait à ne pas faire de crises, en me comparant à celles du forum qui craquent... : ce qu'il est important de retenir, c'est que ça ne fait de mal à personne, que c'est un élément moteur pour moi et que mon intêret et le votre à tous et toutes est de se sortir de cette saleté d'obsession, chacun à sa façon, du moment où c'est inoffensif pour les autres (sauf que peut-être je n'aurai pas du l'écrire). Je finis sur ces quelques mots, en demandant de m'excuser aux personnes que j'ai pu blesser, en m'excusant de ne faire que quelques apparitions sur le forum et de peut-être ne pas assez aider celles qui en ont le plus besoin mais je crois que le forum est un passage, qu'on y vient quand on en a besoin mais qu'i faut l'oublier pour se désintoxiquer complètement. Si vous voulez m'appeller (je suis plus téléphone que mail, donnez-moi votre adresse mail privée et je vous donnerais un n° où m'appeller pour discuter). Bises et bon courage à tous ceux et celles qui luttent contre cette toxico et qu'il faut vaincre à tout prix. © Nathalie 2000 |
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J'ai lu tous vos témoignages, mais malgré tout, je ne me reconnais dans aucun de ces témoignages,...
Peut-être que je ne veux pas accepter ce que je suis réellement, je ne crois pas être anorexique, je crois que je veux être reconnue, je veux qu'on me remarque, je ne veux plus ^rtre l'enfant que j'ai été,... Petite, j'étais tres gourmande je mangeais de tout et à n'importe quelle heure,...
Heureusement que j'étais de nature bougeotte, ce qui me permit de ne pas être trop,...
Grosse je n'ai plus envie d'entendre ce mot
Je n'ai rien contre ceux qui aiment manger, au contraire, je les admire, il m'arrive de vouloir être comme eux ne se soucier de rien, prendre plaisir, vivre quoi !!!! Jusqu'à mes 12 ans j'étais boulotte
Après j'avais décidé de manger plus sainement !
Je repris un peu, mais ce n'était rien
Puis à l'école un garçon me faisait des remarques, pression, pression, pression
J'ai commencé à sauter les repas(54kg,1m 69)
Puis cette année je voulais etre parfaite, tant point de vue scolaire que physique pour en arriver à 48kg 1m71
Maintenant je me sens bien, c'est dur car on a l'impression que ton entourage soufre plus que toi, tu culpabilises,...
Mais pour ma ce fut un choix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Je me sens mieux !!!!!!!!!!!!!!!!!
Et peu importe les préjugés de la famille tels que : elle a fort maigri, elle n'a pas l'air bien,........
Je suis épanouie comme jamais !!!!!!!!!!!!!!
Je mange, peu mais je maintient mon poids
Je suis heureuse alors ?
Mes seuls petits problèmes est que je n'ai plus mes règles et que je soufre de mononucléose (maladie de la fatigue)
Enfin je m'en moque pour l'instant je verrai bien plus tard
La vie et si belle, !!!!!!!!!!!!!!!! n'oublier jamais cela !
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bisous Nancy
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| | | J'ai été boulimique pendant plusieurs années sans vraiment m'en rendre compte, l'accepter, puis malgré moi. Je n'ai jamais été mince, je suis redevenue ronde. Vraiment. Je ne parle pas de taille 42 mais d'une septentaine de kilos pas toujours bien vécus, mais que je compte diminuer sans me détruire, patiemment.
Mais je crois que l'essentiel n'est pas tant le nombre de kilos. Ce ne sont que des signes.
J'ai commencé ma démarche pour quitter cette maladie par une prise de conscience longue et parfois pénible, mais salvatrice. J'ai compris que je ne savais pas me protéger de l'extérieur, J'obéissais aux peurs d'une mère bien intentionnée mais très angoissée et aux moindres désirs d'un compagnon peu équilibré et aussi peu franc face à lui-même que vis-à-vis de moi. Je ne règle pas ici mes comptes, je comprends et je n'en veux à personne. Chacun a sa vie, ses soucis, ses doutes profonds à vivre et à exprimer, certains réagissent de façon plus harmonieuse que d'autres...
Après, j'ai compris que je me remplissais pour combler un vide profond, lointain, un manque d'amour. Je n'ai pas été délaissée, mais trop protégée, et j'ai perdu mes repères. Je n'ai jamais eu la certitude d'être aimée avec mes défauts et mes manques, malgré une vie plutôt simple.
J'ai réalisé que je devais mieux m'écouter, être capable de me soigner, de prendre soin de moi, au lieu de céder: aux autres, à mes envies de chocolat, de fromage ou de sorties à la place de m'ateler à mes obligations.
Je me suis bien sortie de tout cela, j'ai en général de la facilité pour tout ce qui est "intellectuel", comme on dit. Je suis musicienne, ce qui implique des périodes de doutes, de stress, mais aussi des moments magiques...
J'ai arrêté de me faire vômir un 16 septembre, en 2000. J'ai quitté mon ami quelques semaines plus tard, même si ça a pris des mois... La décision a été prise et dite là. J'ai décidé de vivre seule dans un chez moi, ce qui était difficile à accomplir, par manque d'argent et parce que finir des études de musique en donnant des cours pours s'en sortir est lourd.
Ces quelques changements m'ont beaucoup isolée, dans un premier temps. J'ai fait quelques rechûtes, pendant une période, surtout. J'ai avoué ma maladie à quelques personnes, parfois assez éloignées, pour ne pas avoir à assumer leur regard trop souvent, sans doute.
Je crois que tout est parti d'un "non" que j'ai vraiment assumé jusqu'au bout il y a quelques années, déjà. J'ai refusé un enfant, malgré mes rêves de maternité, pour tous les espoirs que je voulais sauver: mes études, un vrai couple, et pas cette relation destructrice, et un vrai foyer.
Pour pouvoir offrir à un petit être la chance de naître d'un amour et d'être attendu et non redouté comme la cause de mille renoncements mal vécus. Qu'on ne me juge pas là-dessus, j'en ai trop entendu. Je règlerai ça avec Qui de droit s'Il existe. Quoi qu'il en soit, je me suis opposée à mon ami, je n'ai rien dit à ma famille, je n'ai pas suivi les rêves de ma meilleure amie.
Et je ne regrette que d'avoir peut-être mêlé une tierce personne à mes déboires. Mais c'est cet événement qui a été le déclic. Il m'a fallu le temps de "digérer" (et les mots ne sont pas innocents, dans ce contexte!) , mais ça a été le déclic. Me préserver, ne pas tout accepter, même si j'ai une grande capacité d'empathie, que je suis vite sensible à la situation de celui qui est en face de moi. Ma boulimie, je crois que c'était ça. Avaler tout, être capable de tout encaisser pour ne pas compliquer la vie des autres. Et puis un jour, à force de trop avaler, j'ai eu besoin de recracher le trop plein, de rejeter. Symboliquement, puisque je ne m'avouais rien, que je ne voyais pas. Et parce qu'on m'a appris à être tolérante, gentille, sensible, à l'écoute, etc., que j'ai trop bien appris mes leçons et que je suis un peu lâche, sans doute.
Lorsque tout cela est devenu clair, j'ai pu arrêter. Je dois encore régler mon poids, car si je ne vomis plus, je mange encore trop lorsque les choses sont trop compliquées. Mais je suis stabilisée, et j'ai l'idée que je vais m'en sortir. Je sais que je reste fragile par rapport à tout ce qui touche l'alimentation, mais ma vie se remet dans l'ordre.
J'espère que ceux et celles qui me liront trouveront dans ces lignes une aide ou un réconfort, aussi petit soit-il...
Amicalement,
N.
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| | | Bonjour,
je m'appelle Mulane, j'ai 23 ans je suis marié et j'ai une petite fille de 16 mois.
Cela va faire quelques années (environ 7 ans) que je suis boulimique.
Ma maladie a commencé il y a 7 ans. J'était au lycée (en 2ème année de BEP sanitaire et sociale). La 1ère fois que cela c'est produit je faisait un stage auprès des personnes handicapées. Après chaque repas je partais au toilette et je me faisait vomir.
Mais seulement c'est devenu un engrenage car petit à petit mon estomac c'est recérait et j'ai commencé à faire une alternance entre la boulimie et l'anorexie.
J'était mal dans ma peau alors j'en ai parlé à ma tante chez qui j'avais entièrement confiance et où je lui disait absolument tout. Mais elle a peut-être trouver le sujet trop délicat et elle en a parler à ma mère.
J'ai beaucoup discuter avec mes parents mais il n'ont réellement rien fait pour me sortir de là. Eux penser peut-e^être que seulement en me parlant cela suffirait pour arranger les choses.
Pendant quelque temps ça aller mieux mais malheureusement à chaque contrariété je mangeais à m'en faire exploser le ventre et je vomissait juste après.
J'avais perdu 8 kilos. Pour moi j'était super contente car j'était maigre alors à chaque fois que je mangeais beaucoup là solution pour moi était pour ne plus grossir me faire vomir. Petit à petit cela ai devenu une drogue pour moi. Après chaque vomissement je me sentait bien, reposée, soulagée et calme.
Durant ces deux premières années de ma maladie, je sortais avec un tunisien. Mes parents ont tout fait pour que je le quitte. Mais cette histoire à duré 2 ans.
Mais il y a eu un problème, c'est que je suis tombée enceinte de lui. Cela fait 5 ans maintenant. Là ça été la grande catastrophe car seul ma mère était au courant que c'était le tunisien qui était le père de l'enfant. Alors pour mon père j'ai une "pute". Enfin ça à fini que je me suis fait avortée. Cela a été une épreuve très douloureuse. Mais donc rompu avec lui et j'ai connu mon mari .J'était très heureuse avec lui mais le problème ne changeait pas je voulais être belle pour lui, pour moi donc rien ne m'arrêtait à me faire vomir.
Les années passaient et je suis tombait enceinte . Pendant ma grossesse l'obsession de grossir était toujours en moi car je me faisais vomir également lorsque j'étais enceinte.
Après en 99 je me suis marier à la mairie seulement pour que quand l'enfant naîtra il porteait le nom de mon mari ainsi que moi également. Ma petite fille est née le 06/05/2000. Elle s'appelle Louane. Le 30 septembre je me remarier mes cet fois à l'église et en même temps on n'a fait le baptême de notre fille. Tout allait très jusqu'à cette année 2001 où tout à basculer.
J'ai eu un surmenage de tout. Pour moi plus rien n'avait d'importance. J'était une pauvre mère perdu dans un monde noir. Je me sentais seule, anéantie complètement perdu. Pour moi je sentait que j'était une mauvaise mère pour ma fille, que je ne lui servait à rien et que j'était pour elle une personne quelconque comme peut-être tout autre personnes. Je n'arrivait plus à concevoir l'amour de mon mari et de ma fille. Pour moi je n'était plus rien je n'arrivait plus à gérer la maison dans son complet.
Alors pour moi la seule solution était partir le plus loin possible. Alors j'ai fait une tentative de suicide mais malheureusement pour moi j'ai louper mon coup.
C'est à partir de là que j'ai commencé une suivre une thérapie avec un psychologue. Cela m'a fait énormément de bien. Passait une période je me sentais comblée. j'étais bien heureuse d'être encore sur terre. Mais j'ai voulu trop en faire me croyant surhumaine et j'ai replongé dans une dépression. Par magie tous mes problèmes se sont arrangées avec l'aide formidable de ma psy et de mes beaux-parents. J'était de nouveau bien. J'ai eu au mois de septembre 2001 2 semaines de vacances. C'était très bien que dire formidable. J'ai arrêtait de vomir. Je me suis vu revivre. J'ai redécouvert ma fille, mon mari et j'était une autre femme. Je me suis redécouverte moi même. J'ai commencé à reprendre soin de moi et de ma famille . J'était une autre femme, une femme comblée d'amour envers ses proches et sa famille.
Mais voilà j'ai repris le travail. Tout se passait bien (au fait je aide-ménagère, je m'occupe de personnes âgées) quand le lundi après-midi le 1er jour de ma reprise. J'ai été harcelé par le jardinier qui s'occupe de la résidence ou demeure là personne dont je m'occupe.
J'étais dans la cuisine et il est venu il m'a prise par derrière mais je me suis retourné et je lui est dit : "que fais-tu X" et je suis partie. Après il m'a appelé en me disant qu'il voulait me parler moi bête comme je suis je me suis dit qu'il allait s'excuser de la réaction qu"il avait eu envers moi.
Mais au contraire il m'a dit que cela faisait longtemps qu'il voulait me le dire. Me dire quoi. Me dire qu'il m'aimait qui était fou de moi. Il a essayé de m'embrasser mais je ne me suis pas laisser faire et je lui est dit que j'était marier et que je ne voulait pas tromper mon mari. IL m'a répondu : " mais c'est pas grave moi aussi je suis marié" Je lui est dit que moi je ne voulait pas et l'on était de mon ami et que l'on en restait là. Je lui est demander de respecter ma décision. Il m'a repondu qu'il me respectait mais qu'il m'aimait. Ensuite il est partit mais peu de temps après il est revenu à la charge il m'a rattrapait de force et ma fait le même charabia. Je lui es demandé de me laisser tranquille et de me laisser faire mon travail et avec du mal j'ai réussit à le repousser et le faire partir. Après un peu plus tard j'ai quittais mon travail presque en courant pour evitait de me retrouvait face à lui. Une angoisse à réaparut en moi et de nouvaux je suis mal dans ma peau, j'ai recommancait à vomir . Je ne sais absolument plus quoi faire.
Aujourd'hui on est vendredi et j'ai là hantisse de le revoir lundi .
Que puis-je faire ? Je ne sais plus...
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| | | J'ai besoin d'aide, manger et mincir , si contradictoire pourtant, sont devenus une obsession chez moi.
Je suis dejà venu sur ce site plusieur fois, et ce soir, alors que j'ère dans ma maison, tout en ouvrant paquet de gateaux sur paquet de gateaux, j'ai pensé que ce serait peut etre une bonne idée de vous parler un peu de moi.
Je ne suis pas vraiment boulimique, ni anorexique, mais il y a peu de temps, je mangeais souvent beaucoup, tout en me disant, dans 5 minutes, c'est fini, tu n'auras plus tout çà dans le ventre...
Il est tellement plaisant de se dire que l'on a trouvé un moyen facile et rapide de manger à sa guise en mincissant, en se faisant vomir, ce que l'on refuse de s'avouer.
En fait, je suis souvent déprimé, pour des bêtises, mais que je ne considère pas comme telles.
J'essaye alors de me ratrapper.
Pendant la fin de l'année scolaire, j'ai perdu 7 kilos, c'etait carrément génial...
Et les gens commencaient à me dire que j'avais minci, et même si je sentais une critique en eux, j'était tout à fait satisfaite du résultats.
Depuis, j'ai regrossi, et je me trouve très grosse, je pèse 50 kilos, pour 1m63, je trouve que c'est trop et même si c'est pas si énorme que çà, chacun a ses objectifs, je pense.
J'aimerai bien remincir, mais pas vomir, c'est vraiment horrible, ca fait mal, physiquement, mais surtout mentalement.
Maintenant, je ne vomis plus, mais je grosssi, je ne sais plus quoi faire de moi, je ne ma'chète plus de pantalon en 36, de tailles 1, et de 16 ans , c'est tout en plus grand...
La vie en XL me déplait, et j'espère que çà va changer, je ne sais pas comment aller mieux, je traine, je boude, et je jette, enfin, le papier vide, de la plaquette de chocolat.
milou.
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