Les crises boulimiques sont qualifiées de compulsives, c'est à dire qu'elles échappent au contrôle conscient de l'individu. La personne qui vit ces crises boulimique se sent soumise à un besoin de " remplissage " puis de " purge ", ainsi qu'à la répétition de ces conduites. Les crises ont pour fonction d'échapper à la crainte angoissante de ce qui pourrait arriver si elles n'étaient pas accomplies: en l'occurrence, grossir. Certaines crises sont programmées, organisées et régulières. D'importantes quantités de nourritures sont alors achetées, puis stockées en prévision de la crise. D'autres accès sont plus imprévisibles. Les accès boulimiques peuvent être " déclenchés " par une situation source de tension, d'angoisse. Ces comportements sont vécus dans une grande solitude, avec la peur d'être découvert et la crainte du jugement d'autrui. Un profond sentiment de honte empêche souvent la personne boulimique de parler de ce qu'elle vit, parfois pendant des années. Ce qui peut entraîner un isolement social, le retrait de certaines activités sociales. Le temps est souvent très long avant la première consultation chez un spécialiste. Ainsi, la personne boulimique mène une double vie: en surface, une vie alimentaire conventionnelle et une sociabilité qui cachent un profond malaise intérieur. Cette apparence de réussite, d'épanouissement et de maîtrise de soi dissimule un douloureux sentiment de vide, de détresse et de solitude. Certaines personnes connaissent également une tendance à la dépendance à l'alcool ou aux drogues, aux achats et aux vols compulsifs. Certains troubles comme la dépression et l'anxiété peuvent être associés à la boulimie. |