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Chabela

Question, Chabela : j’ai mis longtemps à accepter que j’étais boulimique, je n’en parle à personne, j’ignore totalement comment m’y prendre à part l’analyse, de fait j’ai entamé une analyse il y a 4 ans, j’ai dû dire un fois que j’étais boulimique et nous n’en avons plus jamais reparlé, je suis restée plusieurs semaines sans parler dutout d’ailleurs, en face à face avec mon psychiatre qui lui même ne parlait pas non plus, j’ai pensé nuits et jours aux préparatifs de mon suicide pendant tout ce temps, c’est mon généraliste qui m’a sorti de là aujourd’hui je suis toujours boulimique, je voudrais m’en sortir, j’ai 38 ans et j’ai l’impression que ma vie arrive à sa fin mais je lutte tous les jours contre ça je ne sais pas très bien si mon analyse est adaptée : est-ce normal que je ne puisse en parler avec mon psychiatre ? est-ce normal qu’elle ne se soit pas atténuée après 4 ans de séances ? y-t-il des psychiatres spécialisés ? y-a-t-il d’autres choses à faire pour combattre la boulimie ? merci isabelle

 

Réponse : Vous évoquez une conduite boulimique, vécue dans le secret. Vous dîtes avoir entamé un travail thérapeutique, analytique. Cette démarche de reconnaissance et de demande de soutien est bénéfique. Cependant, vous exprimez des doutes relatifs à ce suivi analytique, et à l’angoisse que vous ressentez.

Il ne nous est pas possible de vous répondre quant au caractère adapté ou non de cette relation thérapeutique.

En revanche, il est essentiel que vous vous sentiez en confiance, soutenue, et que vous puissiez évoquez cette conduite boulimique si vous en éprouvez le besoin. Vous évoquez une forte angoisse relative à cette boulimie, présente au quotidien. Il est important que vous puissiez l’évoquez, que vous soyez soutenue au cours des moments difficiles que vous pouvez traverser.

Il vous est possible, si vous le souhaitez, de parler de ce que vous évoquez ici avec votre psychiatre. Vous pouvez peut être lui faire part de vos craintes, vos questions.

Si vous souhaitez rencontrer un thérapeute, en parallèle de votre analyse actuelle, nous pouvons vous conseiller d’en faire part à votre psychiatre.

Julie Chrétien, psychologue