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L’adolescence

Le conflit est organisateur de la vie.

L’absence de conflit est une utopie : C’est de l’opposition des forces ou de tendances contraires que surgit la création. C’est dans le conflit avec les images parentales que l’enfant, l’adolescent, construit son identité. La dynamique de la vie implique la gestion des contraires.

Ce texte est issu d’une conférence destinée à des parents d’adolescent dans le cadre d’une campagne de prévention.

I. DEFINITION

I.1 Approche historique et socio-culturelle

« Adolescence  » vient du latin « adolescere » qui signifie « grandir vers ».

Mais l’adolescence n’est ni universelle, ni naturelle.

Dans certaines cultures, l’adolescence n’existe pas. La progression de l’enfance à l’âge adulte est uniforme (rites initiatiques).

Tandis que dans notre société, il s’agit d’un moment de rupture entre l’enfance et l’âge adulte.

Historiquement, l’adolescence est née au milieu du XIXe siècle.

Alors qu’à la puberté les jeunes devenaient, hors de la famille, apprentis ou servantes, l’adolescent va rester de plus en plus longtemps dans sa famille.

L’évolution qui a généré l’adolescence est caractérisée par le déclin de l’apprentissage traditionnel des métiers avec l’industrialisation et l’extension de la scolarisation.

I.2 Adolescence et puberté : l’adolescent et son corps.

Disons tout de suite que l’adolescence n’est pas la puberté. Les deux phénomènes sont connexes.

La biochimie du changement pubertaire n’affecte pas seulement le corps de l’enfant, sa morphologie, elle modifie aussi son monde interne, ses affects, ses émotions.

a) La puberté

La puberté se définit comme l’ensemble des changements essentiellement biologiques et anatomiques qui aboutissent à la capacité de reproduction.

Quelques repères :

  • La puberté des filles est plus précoce que celle des garçons, en moyenne de deux ans. L’âge moyen de la puberté des filles en France est de 12 ans.
  • La puberté des garçons se situe entre 13 ans et demi et 14 ans.

La durée de la puberté est variable. Les changements peuvent s’accomplir en moins de deux ans ou durer de six à sept ans.

b) Le corps de l’adolescent

C’est le corps du sujet qui est au cœur de l’adolescence : un corps en transformation, un corps en identification, un corps en sexuation. L’image du corps est un concept important. (pour approfondir)

I.3 Approche psychanalytique

L’adolescence est le processus psychique qui permet d’intégrer les changements induits par la puberté.

Ce processus commence au moment où la puberté est investie par l’enfant, parfois même avant que celle-ci ne soit éprouvée dans le corps.

Pour certains, cet investissement (positif ou négatif) se fait à l’occasion des premières manifestations physiques de la capacité de procréation, pour d’autres, il peut s’enclencher avant que les changements physiques ne se fassent sentir.

Le lien entre la puberté et le processus d’adolescence est donc clair, bien qu’aucune équivalence (même temporelle) ne puisse être posée entre les deux ordres de phénomènes.

Il faut distinguer le corps de l’image du corps : quel adolescent n’a pas passé de longs moments devant sa glace ?

Deux éprouvés semblent, à ce moment, prépondérants : un sentiment d’étrangeté face à ce corps en transformation et une interrogation : qui suis-je ?

Ces questions sont essentielles, elles témoignent de remaniements profonds au niveau du narcissisme et du rôle de l’idéal du moi.

I.4 La fin de l’adolescence

Cerner la fin de l’adolescence est chose moins aisée.

Considérons que celle-ci se termine quand les remaniements identificatoires inhérents aux processus d’adolescence aboutissent à l’assomption d’une identité sexuelle stable, irréversible.

De plus, les nouvelles identifications doivent permettre l’intériorisation du code social, ainsi que l’acquisition d’un statut propre rendant caduque la tutelle parentale.

L’adolescence, j’insiste, a une fin :

  •  Normale lorsque les transformations que nous venons d’évoquer réussissent.
  • Pathologique, lorsque le processus d’adolescence est court-circuité, empêchant l’autonomisation de la pensée et l’appropriation du corps sexué.

Une telle faille peut être flagrante (dans les troubles sévères) comme elle peut être plus ou moins subtilement masquée par des défenses adaptatives ou mutilatrices.

De la dépendance à l’autonomie, ainsi pourrait-on résumer la fonction du travail de l’adolescence.

II. LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE

II.1 La norme

Si le corps en transformation est au cœur de l’adolescence, la question de la norme et surtout de ses fluctuations sont le repères mouvants d’un rapport à soi-même et aux autres qui préoccupent parents et adolescents.

La norme est avant tout subjective et donc individuelle pour l’adolescent. Elle est liée à son histoire personnelle.

Les repères de l’enfance ne sont plus valables et ce vide génère de l’angoisse.

Par ailleurs, l’idéologie (c’en est une …) véhiculée par les médias, qui impose un standard esthétique comme norme, rend encore plus aigu le sentiment de ne pas être conforme, et amène son cortège de symptômes et d’inhibitions.

II.2 Le pathologique

Nombreux sont ceux qui banalisent les manifestations de désarroi les plus violentes -comme les tentatives de suicide- et préconisent des interventions a minima, voire l’abstention thérapeutique.

Si la banalisation des troubles à l’adolescence existe bel et bien, le risque inverse existe également : considérer toutes les manifestations de l’adolescence comme pathologiques dès lors qu’elles sont conflictuelles et perturbantes.

Il n’y a pas d’adolescence sans crise d’adolescence.

La crise est le témoin d’un moment critique du développement humain et en même temps l’expression d’un travail psychique au service de ce développement.

Ceci n’implique pas que tout et n’importe quoi puisse être inclus dans cette notion de crise.

Il est indispensable dans certains cas de poser un diagnostic et une indication thérapeutique, car on connaît aujourd’hui l’évolution désastreuse de patients qui ont présenté à l’adolescence des troubles psychiques évidents et qui n’ont pas été correctement soignés sous prétexte de  » crise d’adolescence « .

Moment décisif, la  » crise d’adolescence  » est bien ce temps incontournable qui va permettre l’accession à la sexualité adulte. Mais définie ainsi, elle reflète exclusivement un processus normal.

L’observation clinique et les études de suivi ont progressivement conduit à s’intéresser non pas au phénomène de crise en tant que tel, mais aux destins de la crise, autrement dit, à ses issues, qui peuvent être diverses.

Schématiquement, et c’est l’issue heureuse, la crise qui va de pair avec la période de transformation pubertaire aboutit à un niveau d’organisation et de fonctionnement psychique supérieur à celui qui existait avant la crise. Ce gain se traduit en particulier par une plus grande autonomie vis-à-vis du monde extérieur et une meilleure différenciation entre soi et autrui.

L’issue malheureuse, signant l’entrée en pathologie, avec son cortège d’expressions symptomatiques, c’est la régression à des modalités de fonctionnement de moins bonne qualité en comparaison de ce qui prévalait avant la crise.

Entre ces deux extrêmes peut être décrite une position intermédiaire, instable par définition, une sorte d’état de crise sans fin, où la voie de la progression comme celle de la régression sont à la fois tentantes et infranchissables.

Certains troubles psychiques majeurs apparaissent à l’adolescence, donnant l’impression d’être  » un coup de tonnerre dans un ciel bleu « , et posent inévitablement la question de la continuité ou de la discontinuité avec les troubles de l’enfance.

On le voit, la différence entre normal et pathologique est parfois difficile à faire par l’entourage. Il ne faut donc pas hésiter à demander un avis.

III. L’ADOLESCENT ET SA FAMILLE

« Grandir c’est prendre la place de quelqu’un ».

Il s’agit en soi d’un acte agressif.

Au sein de la famille, lors de l’enfance, plus les parents et l’enfant sont proches, moins il y a de tensions.

A l’inverse, lors de l’adolescence, plus les parents et les adolescents sont proches physiquement et plus il y a risques de tensions.

Ce renversement est tout à fait fondamental à l’adolescence.

Cela signifie que les relations familiales doivent être remaniées (elles le sont de fait).

L’extrême complexité pour l’adolescent vient du fait qu’il a en ses parents un modèle d’identification et qu’il doit se séparer de ces mêmes parents.

N’oublions pas que les parents, eux-mêmes, peuvent avoir des difficultés, se sentir abandonnés, en rivalité, vulnérables.

Ces différents  » mouvements  » rendent le dialogue parents/adolescent difficile, mais il est nécessaire.

Alors les parents doivent d’abord accepter d’être la cible privilégiée de l’agressivité de l’adolescent. Ils doivent pouvoir la recevoir sans se sentir détruits, déprimés.

Ils doivent s’accrocher à leur fonction et éviter de se dérober sans rester indifférents (tout en continuant à interdire).

Mais il ne s’agit pas que d’interdire, il faut aussi rester un refuge.

Alors, il faut que les parents maintiennent un dialogue, ce n’est ni facile, ni satisfaisant. Si ce dialogue n’existe pas, son absence peut être interprétée comme un abandon ou de l’indifférence.

Le reste de la famille

Dans la famille, outre les parents, d’autres membres peuvent revêtir une importance capitale. Ce sont souvent des recours dans les situations de crises (citons les frères et sœurs, oncles et tantes, les grands-parents).

Les grands-parents sont par ailleurs les porteurs de l’histoire familiale.

IV. LA SCOLARITE

Signalons tout d’abord que la période de scolarité s’allonge de plus en plus.

L’entrée en 6ème marque indubitablement un changement radical et correspond souvent aux premiers signes pubertaires.

La scolarité est au centre des préoccupations des parents bien sùr mais surtout des adolescents. Juste après les relations avec les amis.

Dans le développement, les activités ludiques et la passivité face à l’apprentissage doivent laisser la place à l’investissement du travail scolaire et à ses satisfactions. La persistance d’activités ludiques peut se faire au détriment de la scolarité.

Pour que la scolarité se déroule de façon satisfaisante, il est nécessaire que la famille s’intéresse à l’école, aux professeurs, aux matières étudiées. Rencontrer les enseignants est indispensable, autant pour l’adolescent que pour la façon dont l’enseignant va le percevoir.

Ensuite, la scolarité n’est pas qu’une affaire de collège ou de lycée, ce qui se passe à la maison est tout aussi important, ce qui s’y passe tant au niveau affectif qu’au niveau du travail personnel.

Les difficultés scolaires

Elles sont soit nouvelles, soit la suite de celles de l’enfance.

A l’adolescence :

  • Elles peuvent être soit transitoires et momentanées, il n’est pas alors nécessaire d’intervenir, si ce n’est par une vigilance accrue ;
  • Si elles durent (plus de trois mois), il faut s’interroger sur leur origine ;
  • Il peut s’agir de l’investissement d’autres activités (relation amoureuse, sport, etc.) ou de difficultés affectives, familiales.

Il est recommandé de consulter quand le risque de rupture existe. Le schéma absentéisme/fugue/troubles du comportement est malheureusement classique. Une consultation spécialisée permet au moins d’écarter le risque d’un trouble pathologique ou, s’il est avéré, de le traiter.

V. LA PATHOLOGIE

Nous allons aborder maintenant la pathologie, à savoir : dépression, tentatives de suicide, troubles du comportement alimentaire, consommation de drogues et épisodes psychotiques.

Comme nous l’avons déjà vu, parler de ces conduites suppose que l’on puisse distinguer ce qui est normal de ce qui est pathologique.

La question pour les adultes est de savoir à partir de quand doit-on s’inquiéter ?

La réponse et claire :

Qu’il s’agisse d’humeur dépressive, de changements radicaux de comportements ou de conduites à risque, c’est :

  1. Leur répétition qui doit alerter (alcoolisation, accidents, échecs scolaires, troubles du comportement alimentaire, etc…) ;
  2. Leur durée (une humeur dépressive de plus de 15 jours doit amener à consulter) ;
  3. Plusieurs conduites se cumulant ;
  4. Changements d’environnement, deuils, etc…

Donc, soit un trouble isolé qui persiste (ex. anorexie avec amaigrissement…), soit des conduites diverses qui se cumulent. Il est indispensable d’intervenir rapidement afin de ne pas laisser s’installer des pathologies qui risquent d’évoluer de façon chronique.

V.1 Les pathologies liées au corps

a) Les angoisses

Les angoisses concernant le corps sont fréquentes à l’adolescence. Elles peuvent prendre la forme d’angoisse hypocondriaques ou de craintes dysmorphophobiques.

Les angoisses hypocondriaques des adolescents sont surtout centrées autour du processus vital (cœur, sang, etc…).

Elles sont le signe du malaise de l’adolescent dans son corps.

Les craintes dysmorphophobiques renvoient à un vécu de honte, au sentiment que son corps n’est pas beau, qu’il est monstrueux, que tout le monde le regarde.

Cela peut concerner un élément du corps, du visage ou le corps entier (gros, maigre…). Ces craintes peuvent avoir des répercutions sur le rapport aux autres (ne plus sortir par exemple). Là où les parents doivent être vigilants, c’est que du fait du sentiment de honte, l’adolescent en parle rarement à son entourage.

b) Les conduites alimentaires : boulimie/anorexie

Les repas, l’alimentation constituent un pôle important des relations familiales.

Les enjeux qui s’y cristallisent en font un indice d’évaluation pour les parents.

L’adolescent qui fuit les repas tout en mangeant dès que ses parents ont le dos tourné manifeste une difficulté relationnelle qu’il faut essayer de dénouer.

Les variations quantitatives

Des crises boulimiques à une véritable anorexie, on observe des variations dans les quantités de nourriture consommées.

La crise boulimique se passe de préférence à la maison, quand l’adolescent est seul. Il peut manger toute sorte de nourriture, de paquets de gâteaux jusqu’à des aliments qu’il ne consomme pas habituellement.

De grandes quantités de nourriture peuvent ainsi être consommées dans un temps restreint. Ces crises s’accompagnent souvent d’un sentiment de honte. Petit à petit, s’installe un rituel de consommation.

Des vomissements ne sont pas rares, spontanés ou provoqués.

Boulimie ne signifie pas obésité. Il y a des boulimiques qui n’ont pas de surcharge pondérale.

Dans la boulimie, il y a surtout une grande solitude, un isolement.

Des comportements de restriction alimentaire peuvent apparaître. il peut s’agir d’alternance avec des épisodes boulimiques vos ou de conduites anorexiques sans boulimie.

Du régime pour perdre quelques kilos, qui pose la question de la norme, à des restrictions pathologiques graves ( risque de mort) , il faut toujours faire très attention à cette question. Quand une anorexie est installée, elle est est de traitement difficile. Il convient d’intervenir le plus tôt possible.

Par ailleurs, les troubles des conduites alimentaires peuvent accompagner des perturbations dépressives.

c) Les troubles du sommeil

Très fréquents à l’adolescence, il s’inscrivent dans le mouvement de changements propres à cette période de la vie.

Il s’agit principalement des difficulté d’endormissement. Il convient d’y voir souvent le signe d’une angoisse (pas nécessairement gravissime). C’est aussi l’occasion pour l’adolescent d’apprendre à gérer son sommeil, il s’agit d’une expérience d’autonomie.

Lorsque l’anxiété et trop importante, l’adolescent peut avoir recours à des rituels de endormissement où il n’est pas rare de trouver associés des consommations de psychotropes, d’alcool, de tabac, de cannabis, de somnifères, etc.

V.2 Les passages à l’acte

a) la délinquance

Là également, il est indispensable de faire la différence entre l’acte isolé et une conduite délinquante constituée.

Devant un acte isolé, la réponse était essentielle, soit il n’y a pas de réponse et on recommence, soit elle est excessive et cela fixe l’adolescent dans une identité de délinquant .

b) La tentative de suicide

Elle est la deuxième cause de mortalité chez les adolescents après les accidents de la circulation.

La tentative de suicide est souvent un geste impulsif.

C’est le retournement contre soi de l’agressivité et en même temps un moyen de faire réagir les autres. Elle peut être liée à de véritables problèmes dépressifs. Une des caractéristiques de la tentative de suicide à l’adolescence, c’est la fréquence de la récidive (environ un adolescent sur deux récidive).

Notons aussi le risque et de banalisation de ce moyen qui peut devenir un moyen de pression sur l’entourage.

À la différence des tentatives de suicide chez les adultes, le contexte, chez les adolescents n’est pas toujours très pathologique, mais elle témoigne d’une grande souffrance qui risque de persister et d’évoluer vers des formes pathologiques graves.

Une tentative de suicide chez un adolescent doit toujours amener à consulter un spécialiste.

V.3 La dépression

Il est important de faire la différence entre « déprime » et « dépression ».

a) la déprime

La déprime est le sentiment de ne pas être à la hauteur, de tristesse, qui n’a rien de pathologique. Le processus d’adolescence lui-même favorise ce type de manifestation.

L’élément déterminant, là encore, réside dans la persistance du trouble.

Des moments de cafard qui cèdent lors de sortie avec les copains, une activité scolaire maintenue, un mieux-être après un peu de repos, permettent de faire la différence le cas des pressions proprement dite.

b) la dépression

il faut savoir que la dépression à l’adolescence ne se présente pas toujours sous les aspects exclusifs et francs de la dépression (pleurs, désintérêt, fatigue) mais peut emprunter la voie somatique ou celle de comportements inhabituels (provocants ou agressifs) .

Quelques symptômes typiques peuvent faire penser à un épisode dépressif : hypersomnie – hyperphagie – humeur instable – sentiment d’être rejeté.

Dans tous les cas, lorsque l’adolescent se plaint depuis plus de quinze jours de tristesse, de sentiment de culpabilité, de troubles du sommeil et /ou du comportement alimentaire, il a besoin d’aide.

Il en est de même pour la survenue brutale de ces troubles.

Ces dépressions, si elles ne sont pas reconnues est traitées, peuvent évoluer vers des tentatives de suicide qui peuvent être fatales mais également vers des organisations de la personnalité sur un mode dépressif chronique.

V.4 Les drogues

Contrairement à certaines idées reçues, la drogue n’est pas le problème de l’adolescence.

Soyons clairs, il n’est pas question de dire que la question de la drogue ne pose pas de problème, mais que la consommation régulière de drogue n’intervient pas de façon isolée chez un adolescent bien portant dans un milieu familial stable et sécurisant.

Les enquêtes sur la santé des adolescents montrent que les usagers de drogue sont aussi en difficulté scolaire, ont un taux d’absentéisme élevé, fument du tabac, consomment de l’alcool et sortent plus fréquemment.

Tout d’abord qu’est-ce que la drogue ?

C’est un produit psychotrope qui crée une dépendance.

Ce produit peut être licite (caféine, le tabac, alcool, médicaments) ou illicite (cannabis, ecstasy, L.S.D., cocaïne, héroïne).

On observe, selon différents facteurs, deux types d’usages de drogue :

  • l’usage récréatif
  • l’usage toxicomaniaque

L’usage récréatif est occasionnel et se pratique en groupe. Comme toute consommation, elle n’est ni banale ni à dramatiser à outrance, mais il est nécessaire d’évaluer ques retentissements elle peut avoir sur la vie de l’adolescent.

Les produits consommés sont aussi à prendre en considération (dangerosité de l’ecstasy et du L.S.D., entre autres).

L’évolution vers un usage toxicomaniaque est loin d’être systématique, mais là aussi, la réponse de l’entourage est un facteur important.

On parle de toxicomanie lorsqu’une grande part de la vie du consommateur tourne autour de sa pratique au détriment de toutes les autres activités.

Les indicateurs à repérer sont : la consommation en solitaire, les besoins plus importants d’argent et de brusques changements de comportement.

EN CONCLUSION

Les adolescents vivent dans un monde en mutation, ils ne peuvent pas bénéficier de tous les repères qui ont aidé leurs parents à se construire.

Il ya a quelque chose à inventer et dans ce cheminement les parents ne peuvent que les accompagner.

Pour en savoir plus :

  • La cause des adolescents, F. DOLTO
  • Parents et adolescents, P. HUERRE
Pascal Couderc
Psychanalyste
www.psychoparis.com

 

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