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F.A.Q.

Les questions les plus fréquemment posées.

  • Quelle est la différence entre Boulimie et Hyperphagie ?

Le boulimique a des crises auxquelles il ne peut résister. Il lutte souvent contre la prise de poids en se faisant vomir et/ou en prenant des laxatifs. L’Hyperphagique mange trop et tout le temps et comme il ne se fait pas vomir il y a une prise de poids très importante.

  • Tous les sujets obèses sont-ils des boulimiques ?

Les sujets obèses souffrent plutôt d’hyperphagie puisque leur surcharge pondérale est importante. Les boulimiques sont rarement obèses (70% sont  » normo-pondéraux « ) puisqu’ils mettent en place une stratégie particulière (vomissements, laxatifs) pour contrôler leur poids.

  • Pourquoi les femmes sont plus atteintes que les hommes par les troubles du comportement alimentaire ?

La raison est principalement sociale. Les femmes devant correspondre à l’image de femme mince véhiculée par les médias. De plus le rôle de la femme n’est-il pas principalement d’être la nourricière de sa famille? La petite fille a à résoudre le plus souvent des conflits vis à vis de l’image maternelle…

  • Y a-t-il des causes hormonales à la boulimie ?

Il y a peut-être aussi des raisons héréditaires, génétiques. L’état des recherches ne permet pas d’être affirmatif sur ce point. Il y a aussi des raisons sociales et culturelles mais les raisons psychologiques sont pour le moment les principales causes d’anorexie et boulimie.

  • Si oui, pourquoi ne pas donner de médicaments pour guérir ces  » maladies » ?

On donne quelques médicaments (antidépresseurs, compléments alimentaires) mais pour le moment le traitement le plus efficace est celui de la parole. Il faut soigner les causes plus que les symptômes. C’est pourquoi on préconise plutôt les groupes de paroles (boulimie) ou les psychodrames analytiques (anorexie) qui donnent, comme la psychothérapie psychanalytique, d’excellents résultats chez tous ces patients dont le besoin principal est d’être écouté et entendu.

  • L’esclavage du patient vis à vis de la nourriture est-il le même que dans l’alcoolisme et dans la prise de drogue ?

C’est en effet comparable. On emploie d’ailleurs le même terme « addiction » qui veut dire esclavage ou dépendance vis à vis d’un produit, d’une attitude… d’où cet état épouvantable en période de crise où le patient boulimique doit lutter contre cet état de manque alimentaire qui ressemble beaucoup à l’état de manque de la drogue : il doit impérativement se « remplir » de nourriture. La différence avec la toxicomanie est décrite par Mélanie :  » on peut vivre sans consommer de drogue, on ne peut pas vivre sans manger ! « 

  • Quand on est boulimique ou anorexique est-ce que sa fille risque de l’être aussi ?

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre dans l’état actuel des connaissances. Il y a sans doute des familles plus fragiles que d’autres en ce qui concerne les problèmes alimentaires. Les rapports mère/fille sont déterminants, mais la personne qui a connu cette galère fera évidemment son possible pour que cela ne se reproduise pas chez ses enfants. L’intérêt d’une démarche psychothérapique réside également dans cette possibilité d’interrompre la répétition.

  • Peut-on, vraiment s’en sortir ?

Oui ! Oui ! Oui ! C’est peut-être long et douloureux mais les équipes de thérapeutes, les groupes de parole, les sites comme celui-ci où on peut lutter, ensemble contre la honte et la culpabilité sont autant de moyens de redonner espoir à ceux qui souffrent d’un trouble du comportement alimentaire de type boulimique ou anorexique.

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