T.C.A. : le rôle du stress

Bien souvent dans les Troubles des Conduites Alimentaires, l’individu subit son propre stress. Ce sentiment de tension qui l’anime est générateur des comportements anorexiques, boulimiques et hyperphagiques. En effet, les troubles des conduites alimentaires viennent pallier au stress comme l’aspirine au mal de tête.

Le stress met le sujet dans un état d’agitation et suscite en lui une angoisse dont il ne connaît pas la cause. Le malaise qu’il ressent fait souffrance car il dépasse un seuil de tolérance au stress. Passée cette limite, le stress se transforme en une puissance destructrice et joue contre le sujet. Dès lors que le sujet ne contrôle plus ses sensations de stress, ces dernières se retournent contre lui et l’incitent à se défendre. La seule défense dont dispose l’individu est celle d’avoir recours aux T.C.A. Ces troubles sont utilisés prioritairement par les personnes frustrées et stressées car la nourriture est facile d’accès et qu’elle procure soulagement en quelques minutes seulement.

De ce fait, il est important de reconnaître en soi l’affect de stress pour l’apprendre et le comprendre. Accepter d’accueillir en soi l’émotion négative du stress aide à la combattre plus efficacement. Si le sujet s’essaie au vécu de son stress, en le laissant s’installer en lui-même, il pourrait s’apercevoir que le stress n’est que transitoire et qu’il est surmontable de part les nombreuses ressources dont la personne dispose. Néanmoins, elle n’en est pas convaincue et se laisse persuadée que, dans tous les cas, le stress et l’angoisse auront raison d’elle. Cette fausse croyance doit être reconnue par le sujet comme telle pour que la mécanique s’inverse et que le sujet prenne le dessus à l’égard du stress et non l’inverse.

Compris et régulé à raison, le stress devient l’allié de la personne qui n’a par conséquent plus besoin du T.C.A. pour faire face.

Géraldine Munch