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Carole

Pendant longtemps, j’ai le été mon propre et seul témoin face à la boulimie.

Grâce au groupe de parole, j’ai rencontré des personnes atteintes du même trouble qui me poursuit depuis quatre ans. Cela m’a énormément libérée et des complexée.

Peut-être connaissez-vous des boulimiques, mais sans le savoir…

La boulimie est pernicieuse, pas de signes visibles comme chez les alcooliques, les toxicomanes, les anorexiques.

Toute dépendance est intolérable, car elle remet en cause de votre vie sociale, familiale et affective.

Tant que l’on n’a pas connu soi-même cela, il est très difficile de comprendre, ou même d’admettre une dépendance, une telle obsession envers la nourriture.

À l’instar du plus vieux métier du monde, manger n’est-il pas l’acte le plus ancien, le plus primaires et ancestral au monde ?

À peine venu au monde, le bébé est mis au sein, et pendant de longs mois, c’est presque au seul rythme des repas que sa vie sera réglée.

Je n’arrive presque plus à me souvenir du temps où manger ne me posait aucun problème… Les deux premières années, les journées furent régies par l’attente des repas, la crainte avant ; et après, la culpabilité, le déplaisir, le dégoût de soi, l’enfermement.

Seule l’anorexique – dans son malheur – ne se rend pas compte, et se construit une tour d’ivoire : la maîtrise de soi.

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