La boulimie

La boulimie entre dans le cadre des addictions, elle est parfois qualifiée de toxicomanie sans drogue.

Les conduites boulimiques consistent en des épisodes de compulsion alimentaire (crises), au cours desquels la personne mange une très grande quantité de nourriture de manière incontrôlée. Ensuite, elle utilise des moyens pour éliminer l’excès de calories ingérées, en se faisant vomir, en utilisant des laxatifs ou des diurétiques, en faisant de l’exercice physique ou en s’imposant des restrictions alimentaires de type anorexique. Certaines personnes peuvent combiner ces différents moyens.

C’est pourquoi l’entourage de la personne concernée peut tarder à prendre conscience du phénomène. La personne souffrant de boulimie a souvent conscience du caractère pathologique de son comportement alimentaire mais a beaucoup de difficulté à en parler.

Les préoccupations concernant le corps, la minceur, sont omniprésentes et obsédantes. La peur phobique de grossir est liée à une image du corps altérée.

La boulimie débute souvent à l’adolescence, à la puberté.

C’est un trouble qui touche essentiellement les femmes, mais les hommes peuvent également être concernés.

La Boulimie se vit dans la honte, la culpabilité et le secret.

La boulimie en France, quelques chiffres.

Pourquoi la boulimie ?

Pascal Couderc

Psychanalyste, psychologue clinicien est le fondateur de boulimie.com actif depuis 1998. Consultations à Paris, Montpellier et visioconsultations pour les francophones partout en France et dans le monde, groupes de parole. N’hésitez pas à consulter.

Les crises de boulimie

Le déroulement des crises.

La pré-crise.

La personne se sent envahie par un sentiment diffus de malaise, de tension, d’angoisse. Elle ressent alors un besoin impératif de manger. Les tentatives de lutte contre ce sentiment sont le plus souvent vaines.

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La culpabilité

Culpabilité après chaque nouvelle crise…

Outre l’affreux sentiment de honte devant ces crises que l’on ne peut dominer, la boulimie est un sérieux obstacle à la vie sociale qui augmente encore la culpabilité : résolution qu’on n’arrive pas à tenir, dépenses alimentaires excessives, refus de repas entre amis, éventuels vols de nourriture, etc.

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Les conduites boulimiques

La minceur est culturellement associée à la beauté, la réussite et le contrôle de soi. Mincir apporte l’illusion d’une maîtrise de soi, d’une toute puissance. La personne boulimique perçoit la minceur comme la solution à tous ses problèmes d’adaptation. Le désir de minceur est obsédant. Maigrir devient une conduite d’évitement, qui soustrait le sujet à une situation d’échec.

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La honte

La boulimie reste, pour la personne concernée par ce trouble, pendant longtemps, une “maladie honteuse”.

Comment admettre ce désir de remplissage alimentaire incoercible ?

L’après crise est le moment le plus important de détresse et de honte avec une grande culpabilité et un véritable état dépressif.

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Pourquoi la boulimie ?

La boulimie est à distinguer de l’anorexie, qui se caractérise par une grande restriction alimentaire, un refus de la nourriture. Ces deux troubles restent liés, autour de la préoccupation obsédante du corps, de la minceur et la peur phobique de grossir.

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La boulimie en France

Pour des raisons notamment culturelles, l’image du corps et l’estime de soi sont des préoccupations primordiales chez les femmes très jeunes, et dans diverses couches socio-économiques.

Elles sont donc particulièrement concernées par des conduites alimentaires pathologiques. Il existe même des groupes à risque : danseuse, mannequin, etc.

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En parler

La boulimie est aussi une maladie de la parole.

Puisqu’on ne peut “dire” le manque, on se remplit d’aliments pour combler ce vide. Ce vide affectif, cette solitude, ce tête à tête avec son frigo, que le boulimique ne peut s’avouer à lui-même, comment le mettre en mots ?

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Boulimie.com

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